Photo : Guy Théroux ©

Mets végétariens: pourquoi?

N.B. : Ce n'est pas tout le monde qui désire devenir végétarien. Pour certains, un met végétarien occasionnel suffit pour combler ses besoins en légumes et fruits frais, ainsi qu'en protéines végétales. D'autres choisissent d'avoir une journée végétarienne par semaine. C'est sûrement une façon de bien manger et possiblement, pour certains, une façon d'abaisser son cholestérol . Néanmoins, il s'agit d'un choix personnel et nous respectons cela entièrement. Nous n'avons aucunement l'intention d'imposer quoi que ce soit à quiconque. L'information qui suit pourra peut-être tout simplement vous inspirer à rajouter certains mets végétariens dans votre régime alimentaire.

Nous, au centre Kaivalya, sommes végétariens depuis des décennies et sommes heureux d'avoir une santé qui peut être considérée optimale. Et pourtant, nous de désirons toujours pas imposer ce régime alimentaire; nous croyons en des choix libres, éduqués envers notre style de vie et notre régime alimentaire.

Sincèrement,

Lynne and Jürgen

 

Le végétalisme combat le diabète
reproduit avec permission*

11 août 2006 - Les diabétiques qui éliminent viande, volaille et poisson de leur alimentation contrôlent mieux leur taux sanguin de glucose et perdent plus de poids que ceux qui suivent une diète adaptée à leur état, d'après des chercheurs canadiens et américains.

Les scientifiques des Universités de Toronto, George Washington et de la Caroline du Nord ont recruté 99 sujets pour leur étude1. Ils ont demandé à certains d'adopter une alimentation végétalienne : pas de viande, de volaille, de poisson, de fruits de mer, d'oeufs, de lait, ni de produits laitiers. Les autres se pliaient plutôt aux recommandations alimentaires de l'Association américaine du diabète.

Au bout de 22 semaines, 43 % des membres du groupe végétalien ont été en mesure de réduire la quantité de médicaments (telle l'insuline) qu'ils prenaient, voire de carrément cesser d'en prendre, contre seulement 26 % de ceux qui suivaient une diète conçue pour les diabétiques. Leur taux de cholestérol était aussi plus bas.

Les végétaliens avaient perdu en moyenne 6,5 kilos, plus du double des 3,1 kilos perdus par les autres.

Les experts croient que les bienfaits du végétalisme découleraient de sa teneur grandement réduite en fer et en gras de tous types, deux facteurs qui pourraient augmenter la sensibilité à l'insuline et provoquer une perte de poids.

Les participants du groupe végétalien ont souligné à quel point il est facile d'adopter une telle diète, puisque la taille des portions n'est pas restreinte et qu'elle ne requiert aucun calcul de calories.

Les chercheurs espèrent que ces résultats inciteront les diabétiques à modifier leurs habitudes alimentaires avant de se tourner vers la médication.

Jean-Benoit Legault - PasseportSanté.net

D'après Reuters.

1. Barnard ND, Cohen J, Jenkins DJ, et al. A low-fat vegan diet improves glycemic control and cardiovascular risk factors in a randomized clinical trial in individuals with type 2 diabetes, Diabetes Care, 2006 Aug;29(8):1777-83.

* Voir: http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Nouvelles/Fiche.aspx?doc=2006080808&xtor=EPR-2

 

 

Le respect de la vie et de l’environnement
grâce au végétarisme

«Rien ne saurait être aussi bienfaisant pour la santé humaine, et améliorer les chances de survie de la vie sur terre, que l’évolution de l'humanité vers un régime végétarien” Albert Einstein


Selon l’Agence canadienne de l’inspection des aliments, plus de 800 millions d’animaux sont abattus annuellement au Canada, c’est-à-dire, 2.8 millions par jour! Ces animaux vivent dans des conditions qui ressemblent à celles de l’holocauste; une vie misérable qui se termine dans un abattoir. Cet article vous invite à réfléchir sur cette tragédie et son implication sur la santé et l’environnement.

Nous tenons pour acquises tant de choses que nous avons oublié l’art de questionner. Nous sommes actuellement à une époque où nous faisons facilement confiance. Pourtant, tous les jours on redit des maximes fausses dans les médias, souvent avec l’appui de corporations considérées respectables; ceci engendre chez le consommateur un faux sentiment de confiance envers la société. Nous perdons ainsi la faculté essentielle du skepticisme, ou la capacité de questionner qui nous mènerait vers de faits véritables. Seules de telles investigations peuvent nous aider à former notre propre opinion, fondée sur des faits, tels que nous les voyons. Est-ce juste et nécessaire de consommer de la viande de nos jours? Et avons-nous déjà questionné les méthodes qu’utilisent les manufacturiers d’animaux?

MATIÈRE À RÉFLEXION :

Selon AHIMSA (www.ahimsa.cjb.net) : « Sur terre, on retrouve 2.5 milliards de bovins qui rejettent dans l’atmosphère 75 millions de m3 de méthane par an, produit par la fermentation des déjections ou durant la digestion. Le méthane, un gaz à effet de serre est responsable du réchauffement de la planète. Une ferme moyenne de 2,000 cochons produit en une semaine 30 tonnes de fumier et encore plus d’urine. Pour produire une protéine de bœuf, il faut quinze protéines végétales, pour la volaille il en faut huit. Un arpent de surface de terre cultivable produite 70 kg de bœuf ou 10,000 de pommes de terre.

Pour nourrir un végétarien, il faut ½ acre de terrain ou moins, alors qu’un carnivore a besoin lui de 4 acres.

Sur une même surface de terre 16 végétariens peuvent puiser leur nourriture et leur eau; cette même surface ne nourrit qu’un carnivore.

Les céréales requises pour 100 vaches nourriraient 2,000 humains.

Il faut 9,326 litres d’eau pour produire 450 g de bœuf alors qu’il faut 80 litres d’eau pour produire la même quantité de laitues.

15 millions d’enfants meurent de faim sur notre planète chaque année!

Si on mangeait seulement 10% moins de protéines animales sur toute la terre, la surface agricole libérée par le bétail permettrait de nourrir 1 milliard d’êtres humains. L’industrie de la viande est une catastrophe écologique : érosion et dégradation des sols, désertification, déboisement, gaspillage des ressources naturelles, pollution de l’air et de l’eau.

NOS CHOIX ALIMENTAIRES INDIVIDUELS ONT UNE RÉPERCUSSION PLANÉTAIRE!


Selon des chercheurs de la London School of Hygiene and Tropical Hygiene and Medicine, suite à une enquête nutritionnelle réalisée auprès de 6,000 végétariens, le végétarisme réduit de 28% les risques de mourir d’une maladie cardiaque et de 39% le risque de mourir d’un cancer, en comparaison des risques associés à la consommation régulière de viande. »

Le désir de vivre une vie honnête et consciente crée une évolution naturelle menant vers un sens d’unité entre tous les êtres vivants. Léonardo Da Vinci a prophétisé : «Le jour viendra où nous regarderons le meurtre d’un animal avec le même regard que nous portons sur le meurtre d’un être humain.» J’ai l’espoir que cet énoncé deviendra un jour une réalité universelle.

Si nous manifestons un sérieux manque de conscience et d’éthique envers des créatures innocentes, comment pouvons-nous espérer voir un monde meilleur où l’on encouragerait la paix, et non la guerre? Si l’on se ferme les yeux face aux atrocités qu’on impose aux animaux, ceci aura sûrement des répercussions négatives à tous les niveaux de la société. De même, si nous apprenons à respecter la vie à des niveaux fondamentaux, ce respect sera une source d’inspiration qui évoluera en tout et pour tout, naturellement. En effet, tout est étroitement lié.

Nous ressentons actuellement un besoin croissant de changer d’orientation. Je crois que si nous commençons par exposer les horrifiantes manufactures d’animaux, de plus en plus d’individus deviendront conscients que ce traitement contraire à l’éthique doit absolument cesser. Cela ne sera pas facile. Nous devrons réévaluer notre jugement éthique; mais nos enfants seront inspirés par notre honnêteté et notre engagement, et eux aussi pourront représenter cette pensée, toute leur vie durant. Il ne faut pas hésiter. Non seulement est-ce que les animaux en bénéficieront, mais cette nouvelle conscience, inspirée par de la non-violence et de la sensibilité, aura des effets profonds sur notre environnement. Il est essentiel d`exposer ainsi que d’éradiquer cette ignorance stagnante dans notre société.

Récemment, Ingrid Newkirk, Président de l’organisme PETA (People for the Ethical Treatment of Animals) a affirmé lors de son discours pour la conférence sur les Droits des animaux 2002 :

«La race humaine n’est pas très futée; elle ne fait que croire qu’elle l’est. À tous les étés, PETA sert des chiens chauds végétariens lors d’événements publics. Ces chiens chauds possèdent un goût très semblable aux chiens chauds traditionnels. Pourtant, il y a toujours des gens, habituellement des hommes, qui disent : «C’est dégoûtant! Des chiens chauds végétariens! Qu’est-ce qu’on met là-dedans?» Et nous répondons : «Des légumes, des fèves de soya.» Et ils se plissent le nez avec dégoût. Je me suis toujours demandé s’ils seraient plus heureux si, juste une fois, nous leur répondions : «Oh, désolé, non, il s’agit de chiens chauds faits de viande. Qu’est-ce qu’il y a dedans? Voyons voir. Des muscles broyés, de la peau d’oreilles … du sang, de la peau de nez, des rectums… » J’ai été le témoin de ce qui se passe dans les abattoirs de poulets, de bovins, de chevaux et même de chiens, et lorsque je sens le poulet frit Kentucky, c’est l’odeur de la mort que je sens. Une odeur qui imprègne les abattoirs et qui s’accroche à notre linge. Ça rappelle la peur qu’on voyait dans les yeux des animaux, et la façon avec laquelle ils criaient, incrédules : «À l’aide! Ça ne peut pas m’arriver!»

Ce texte vous choquera peut-être, mais je crois fermement que nous sommes à une époque où nous désirons être informés. Nous avons besoin de regarder les choses en face et de réfléchir. Avez-vous un animal domestique? Vous pouvez sûrement voir en eux des émotions semblables aux nôtres, et même une fidélité qu’on ne retrouve pas toujours chez les êtres humains. Mettreriez-vous votre chaton dans une petite boîte pour le faire engraisser, le nourrir de force d’hormones et de substances contraires à sa nature? Et si vous l’entendiez gémir, torturé par l’ennui, ankylosé et atrophié, le regarderiez-vous se plaindre en vous léchant les lèvres à la pensée de le faire frire? Tous les animaux – sans exception – sont des créatures sensibles et émotives. Il est inacceptable de les torturer simplement parce qu’on nous a faussement informés qu’il est essentiel d’avoir de la viande dans notre régime alimentaire.

Plusieurs scientifiques ont été surpris, face au fait devenu inévitable que la consommation de la viande peut causer le cancer et une multitude d’autres maux. La popularité du végétarisme augmente constamment; plus d’un million d’Américains adoptent ce régime annuellement.

Albert Einstein, l’un des végétariens le mieux connus, dit : «La nourriture végétarienne crée une impression profonde en notre nature. Si le monde entier adopte le végétarisme, cela peut changer le destin même de l’humanité » et le rock star Moby dit : «Essentiellement, nous devrions arrêter de poser des gestes qui détruisent l’environnement, les autres créatures et nous-mêmes, et trouver une nouvelle façon d’exister.» Le Dr Neal Banaard, Président des Physicienss Committee for Responsible Medicine a dit : «Le régime carnivore mène aux crises cardiaques, au cancer et aux attaques d’apoplexies. Il n’est pas nécessaire de manger de la viande. En fait, ce régime est une condamnation à la mort pour la planète. Pour produire une livre de viande, il faut seize livres de grains. Le tiers monde préférerait les seize livres de grains, ce qui les nourrirait plus longtemps et de façon beaucoup plus efficace.»

Ceux qui ont visité des abattoirs décrivent leurs expériences comme étant les pires de leur vie. Souvent les animaux sont macérés (broyés vivant.) Par contre, certains laboratoires qui font des expérimentations sur des animaux ont été fermés; de plus en plus de compagnies de produits esthétiques ont cessé de faire des tests sur les animaux. Il existe présentement une conscientisation croissante et je peux concevoir cela comme menant vers un monde plus compatisant, une humanité dont le coeur est ouvert et dont l'esprit est éveillé.

Comme le Mahatma Gandhi a dit : «La grandeur d’une nation et son progrès moral peut être jugé par la façon dont leurs animaux sont traités.»

Le chemin vers le vrai bonheur est parsemé d’une vie de sagesse et d’intégrité. Choisissons de simplifier notre vie, de graduellement éliminer les produits de sources animales de notre régime alimentaire, d'éviter cuir et fourrure, et d`évoluer vers un monde de non-violence et de compassion pour tous les êtres vivants!

Lynne Cardinal, article révisé 2005