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La méditation, une thérapie? La méditation n’est-elle pas une pratique spirituelle ou religieuse? En effet, ce sont bien les spiritualités orientales qui ont fait connaître la méditation aux Occidentaux. Indépendamment du contexte culturel ou religieux, elle peut donc être utilisée par tous comme une approche favorisant le bien-être et la santé. C’est surtout de cet aspect dont nous traitons. Nombre de personnes disent que méditer leur permet d’être véritablement en contact avec elles-mêmes et de façon ultime avec « tout l’univers ». Toutefois, des recherches menées au cours des 40 dernières années ont permis d'observer que la méditation entraîne plusieurs bienfaits psychologiques et physiologiques mesurables.
Quelques grains de sable : L’art de la méditation. Entrevue avec Lynne Cardinal Quelques articles sur les bienfaits de la méditation: La méditation stimulerait le système immunitaire* La méditation
modifierait la physiologie du cerveau* * (tiré de Passeport Santé, reproduits avec permission) (Pour plus de détails visitez : http://www.passeportsante.net/fr/Accueil/Accueil/Accueil.aspx ) * * * * * * *
Quelques grains de sable : L’art de la méditation. Entrevue avec Lynne Cardinal Quelques articles composés par Lynne Cardinal: Nouveau! Le bonheur et la sagesse (janvier 2008) Les 10 avantages de la méditation - Septembre 2007 Des articles sur la méditation, en anglais
Quelques grains de sable : L’art de la méditation Extraits d’une entrevue avec Lynne Cardinal par Tanya Witteveen, pour sa maîtrise en Cinétique Humaine à l’université d’Ottawa. Tanya : Lynne, pourrais-tu expliquer la façon dont la méditation fonctionne? Lynne : La méditation traditionnelle
sert d’outil pour apaiser l’esprit, pour créer un sentiment
de paix profonde à l’intérieur de soi. Lorsque ceci
est atteint, un nouveau type de conscience jaillit, une perspective qui
ne peut pas être rejointe par un esprit hyperactif ou anxieux. Ken
Wilber, un philosophe contemporain de renommée internationale,
dit : « La méditation démontre empiriquement des techniques
qui accroissent l’estime de soi. » En effet, la méditation
nous procure un sentiment constant de confiance en soi. Vous vivrez avec plus de conscience. Quand vous méditez
régulièrement vous deviendrez parfois conscient d’avoir
« besoin » de méditer. Lorsque votre esprit devient
agité—et il le deviendra inévitablement—vous
le réaliserez très tôt et vous aurez les outils pour
retrouver votre équilibre. Il s’agit d’un pas immense.
Le problème dans notre société c’est que les
gens ne savent habituellement pas quand s’arrêter. Leur style
de vie est superactif et superoccupé, à un point tel qu’ils
ne réalisent pas qu’ils ont besoin de repos, à moins
qu’il ne soit trop tard et qu’ils soient épuisés.
Être assez conscient pour savoir quand s’arrêter, pour
prendre quelques respirations profondes et de prendre quelques minutes
en méditation pourrait prévenir plusieurs de ces conséquences
négatives.
Le bonheur et la sagesse “Le devoir le plus sous-estimé est celui d’être heureux. En étant heureux, nous semons des avantages anonymes sur terre.” - Robert Louis Stevenson, Écrivain écossais (1850-1894) Nous sommes tous à la recherche du bonheur, de façon plus ou moins concrètes et par tous les moyens possibles. Ceci est d’une importance telle que dans notre société “les pères fondateurs des États-Unis ont reconnu ce [désir de bonheur] indirectement lorsque le 4 juillet 1776, ils ont déclaré que la « recherche du bonheur » était un des droits indéniables ». - The Deeper Dimension of Yoga, Georg Feuerstein, p. 101 En effet, la recherche du bonheur est essentielle. Et pour que le bonheur demeure avec nous, il doit résider dans un état d’esprit fondamental. Et cet état peut être développé par l’entremise de la contemplation et la méditation. Le plaisir et le bonheur : Une grande distinction! Un des préceptes premiers de la philosophie orientale est de reconnaître une grande distinction entre le plaisir et le bonheur. Le plaisir est de nature transitoire et contient en lui un sentiment inhérent d’insécurité; que l’on l’admette ou non, car quelque part en nous, on sait que les sentiments de plaisir et d’exaltation sont transitoires. Par exemple, nous planifions un voyage dans le sud, l’achat d’une maison plus grande, d’une voiture plus luxueuse, d’obtenir une promotion au travail, et peut-être un jour d’avoir des enfants. Et pourtant le voyage dans le sud ne dure pas très longtemps, la plus grande maison peut avoir des problèmes ou tout au moins devenir un fardeau (financier ou autre), notre voiture peut mal fonctionner et notre nouvel emploi peut ne pas être parfait. Bien sûr, un jour nos enfants vont partir de la maison et faire leur propre vie. Et tous ces objectifs génèrent un sentiment temporaire de satisfaction et de plaisir. Il sera évident, d’une façon ou d’une autre que nos désirs et projets ne peuvent pas nous procurer de bonheur complet. Comment obtenir le bonheur véritable? Nous commençons par poser des questions. Nous cherchons à comprendre la nature de l’expérience humaine. Nous questionnons la réalité : ma réalité est-elle identique à celle de mes voisins? Qui est-ce qui possède la vraie réalité? Est-ce que mes plans et projets m’ont procuré stabilité et bonheur? Ce questionnement nous mène à la réalisation que si nous prenons du recul face à nos désirs et projets, nous reconnaissons qu’au coeur de notre être réside une réalité merveilleuse dont la nature est paix et satisfaction. Et cette réalité est toujours présente, dans notre essence. Les formes vont changer. Mais l’endroit paisible en nous, derrières pensés et idées, est toujours à notre disposition. De réaliser cette partie fondamentale en nous, nous donne l’expérience du contentement et du bonheur. De ce niveau de conscience, l’aspect merveilleux de la vie devient prédominant. Les subtilités sont perçues et appréciées. Comme mon beau-père me disait à Noël : “Depuis ma crise cardiaque, je perçois clairement
à chaque matin à mon réveil Il a dû apprendre cette leçon profonde de façon difficile. Mais à sa façon, il exprime maintenant une des plus anciennes vérités qui existe. Le bonheur est tout simple : apprécier chaque instant précieux, chaque instant de conscience et d’éveil. Et chaque instant possède ce potentiel d’être heureux. Cette perspective peut être perçue et intégrée dans notre vie quotidienne par l’entremise d’une pratique régulière de la méditation, de pair avec un sentiment de valorisation profonde pour la sagesse. Grâce à l’étude de la philosophie et aux réflexions profondes, nous saisissons que le bonheur se retrouve dans le moment présent, qu’il réside au coeur de notre propre existence. Le bonheur est ici et maintenant. Pas demain. Ni dans vingt ans à notre retraite. Mais maintenant! À regarder les flocons de neige, la luminosité d’un coucher de soleil, à déceler l’émerveillement inhérent à chaque instant. Cette reconnaissance se manifeste lorsque nous prenons le temps de ralentir, peut-être juste un peu, et de regarder en soi. Ces simples pas nous mèneront vers une vie mieux équilibrée et satisfaisante. Lynne Cardinal, le 1ier janvier, 2008. Lynne enseigne le Yoga, la gestion du stress et la méditation depuis plus de 30 ans. Elle a vécu en Inde pendant 15 ans; elle y a obtenu un doctorat en philosophie orientale. Pour plus de détails sur les cours de méditation, cliquez ici
La confusion entre
Prérationnel
« La confusion entre le prérationnel et le
transrationnel pose un problème constant avec, et pour, la spiritualité.
Surtout lorsqu’il s’agit d’états méditatifs, contemplatifs ou mystiques —
dont la plupart sont non rationnels — il peut sembler que tous les états
non rationnels sont spirituels et que tous les états rationnels ne sont
pas spirituels. » - -Ken Wilber, Integral
Spirituality Lorsque Ken Wilber, un philosophe
contemporain bien connu, explique le développement évolutionnaire, il nous
offre un cadeau inestimable. Il démontre une tendance, dans le domaine de
la spiritualité, à fuir l’esprit rationnel. Les grandes traditions
méditatives nous ont appris que, lorsque l’esprit humain fonctionne de
façon habituelle, il a tendance à souffrir de suractivité. Ceci peut
engendrer de la confusion et de la souffrance. C’est pourquoi nous tentons
de pacifier l’activité mentale, pour ainsi atteindre des états de
conscience plus profonds. Quand nous parvenons à apprécier le silence
intérieur, il peut sembler que l’activité mentale (les pensées) est
inférieure à ce qui est spirituel. Nous envions même parfois le calme d’un
enfant, car nous croyons que son état de conscience est supérieur, plus
élevé. Pourtant nous savons tous que les enfants sont très vulnérables, et
qu’ils ne parviennent pas à maintenir ce calme pendant très longtemps,
surtout lorsqu’on leur enlève leurs jouets! Nous avons aussi tendance à honorer les
traditions mythiques (dévotion envers les dieux et déesses), magiques
(tout ce qui ne s’explique pas de façon naturelle par les lois de la
nature) ou archaïques (ce qui appartient à un passé lointain). Nous
trouvons peut-être dans ces traditions un mystère qui nous attire, qui
semble supérieur à l’esprit rationnel. Pourtant, quand nous ne tenons pas
compte de l’esprit rationnel, nous régressons plutôt que d’avancer. La
confusion entre le prérationnel et le transrationnel nous démontre que
c’est par l’entremise de l’esprit rationnel, grâce à la logique et
l’intelligence, que nous pouvons atteindre un état de conscience
supérieur, un esprit transrationnel. Ken nous montre que l’évolution
spirituelle doit passer par l’esprit rationnel pour atteindre un potentiel
supérieur, que celui-ci n’existe pas au niveau des traditions ou de
l’esprit prérationnels, mais plutôt dans l’esprit transrationnel.
L’évolution se traduit ainsi
: Prérationnel La confusion entre le prérationnel et le
transrationnel illustre une erreur commune : penser que les concepts
prérationnels sont en réalité transrationnels. Nous y retrouvons donc une
régression, bien qu’en croyant évoluer. Un exemple simple le démontre bien, au
sujet des sentiments de liberté. Je pourrais dire que j’exerce mon droit
d’être libre quand je décide de faire de la vitesse excessive en voiture.
Je fais ainsi abstraction de la pensée rationnelle qui m’avertit que je
peux recevoir une subvention, perdre des points ou encore
pire subir des blessures ou en infliger aux autres, des blessures qui
ont possiblement des conséquences de grande envergure. Si je crois qu’une
conscience supérieure décide de faire ce que je veux sans réfléchir, je
fais alors une erreur philosophique fondamentale. La liberté véritable
vient d’un état de conscience qui incarne la sagesse, la rationalité et la
lucidité. En effet, je peux être libre, et conduire à une vitesse
raisonnable. Une autre analogie est celle d’un voilier à
la dérive sur l’océan. On pourrait croire que c’est ça la liberté :
dériver, de façon impuissante, porté dans toutes les directions par les
courants. Imaginez, par contre, un voilier qui se dirige dans une
direction donnée. Il atteint facilement sa destination, tout simplement en
s’orientant dans la bonne direction. À l’aide de l’esprit rationnel, nous
reconnaissons certaines lacunes véhiculées dans les traditions archaïques,
magiques ou mythiques, tout en utilisant les aspects positifs qui s’y
trouvent. Nous pouvons donc transcender (dépasser) ces anciennes
traditions, faire de réels progrès, et intégrer les parties qui nous
inspirent. Comme Ken le dit si bien : nous transcendons tout en
incluant.
Nous devons donc apprendre à utiliser
l’esprit rationnel et à le transcender. Le dictionnaire Trésor donne une
excellente définition du mot transcender : « S'élever au-dessus d'une
région de la connaissance ou de la pensée après l'avoir traversée, et
pénétrer dans une région supérieure » (Lal. 1968).
Ainsi, sans observer et explorer une
philosophie qui analyse le fonctionnement de l’esprit, nous pouvons
facilement nous tromper et adopter un état de conscience prérationnel
plutôt que transrationnel. Nous pouvons donc comprendre l’importance de
compléter la pratique de la méditation par l’étude des écritures et des
textes philosophiques. Alors seulement la liberté pourra-t-elle s’affirmer
dans toute sa splendeur. Lorsque nous méditons de façon régulière,
nous vivons des expériences ou des états de conscience plus profonds. Avec
un peu de patience et de persévérance, nous parvenons ainsi à des états de
conscience plus satisfaisants. Cependant, comprendre les concepts
philosophiques nous aide à faire d’énormes progrès dans notre évolution
spirituelle. C’est alors que notre conscience s’élève au-dessus des
limites d’un esprit qui n’est pas complètement développé, vers la liberté
d’un esprit transformé, rempli de compassion et de
clarté. Lynne Cardinal, 2008 ©
Lynne enseigne des cours de méditation hebdomadaires au
centre PranaShanti, près du marché Parkdale, à 52
Armstrong, Ottawa. Elle offre aussi des cours de revitalisation par
le yoga au centre Metta Massage à Westboro. Elle offre donne régulièrement
des ateliers dans les deux langues officielles dans le secteur privé et le
gouvernement.
La méditation stimulerait le système immunitaire
Ceux-ci ont demandé à la moitié des 48 volontaires qu'ils avaient recrutés pour leur étude de suivre des cours de méditation une ou deux fois par semaine1. Ils leur ont également fourni des exercices de méditation à faire à la maison une heure par jour, six jours par semaine. Les chercheurs ont ensuite découvert que la réponse immunitaire générée par un vaccin contre la grippe était nettement plus importante chez les sujets faisant de la méditation que chez les autres. De plus, ces bienfaits sur le système immunitaire, plutôt que d'être éphémères, ont, dans certains cas, subsisté pendant quatre mois. Les scientifiques ne s'expliquent pas clairement le lien entre la méditation et un système immunitaire plus vigoureux, mais un électroencéphalogramme leur a permis de déterminer que les volontaires ayant fait de la méditation présentaient une activité accrue dans la zone du cerveau associée aux émotions positives. Ce lien entre l'état d'esprit et la santé du corps est étayé par d'autres recherches. Ainsi, des chercheurs de l'université Georgetown, à Washington, ont découvert2 qu'un accès de colère pouvait obstruer les artères de 30 % à 60 % des patients souffrant déjà de troubles cardiovasculaires. Ici encore le lien exact demeure obscur, mais les scientifiques notent que la colère provoque une réponse immunitaire qui pourrait provoquer un décollement des plaques qui obstruent déjà partiellement les artères. Enfin, des techniques de relaxation enseignées à des enfants souffrant de douleurs abdominales chroniques - fréquemment sans explication médicale apparente - ont entraîné, en deux mois, une diminution de 67 % du nombre de jours où la douleur était ressentie3. Jean-Benoit Legault - PasseportSante.net
1. Richard J. Davidson, PhD, Jon Kabat-Zinn, PhD, Jessica Schumacher,
MS, Melissa Rosenkranz, BA, Daniel Muller, MD, PhD, Saki F. Santorelli,
EdD, Ferris Urbanowski, MA, Anne Harrington, PhD, Katherine Bonus, MA
and John F. Sheridan, PhD. Alterations in Brain and Immune Function Produced
by Mindfulness Meditation. Psychosomatic Medicine 65:564-570 (2003). www.psychosomaticmedicine.org ------------------------------------------------------------------------
Le calme La méditation nous aide à retrouver un sens profond de calme et de bien-être. Un arbre qui jouit de racines profondes peut faire face aux intempéries avec force et stabilité, il vivra longtemps. Par contre, un arbre qui possède des racines frêles et superficielles cédera aux moindres vents; sa courte vie sera teintée de vulnérabilité. La méditation nous permet de développer des racines profondes dans un terrain de compassion, de connaissance et de détachement. Il s'ensuit une stabilité insurpassable. Il est si bon d'apprendre à respirer de façon adéquate ainsi que de savoir comment et quand arrêter de toujours "courir"... Les avantages qui en découlent deviennent alors évidents. En effet, l'organisme entier réagit positivement à la concentration de l'esprit grâce à une pratique régulière de la méditation. Libres de connotations religieuses, les techniques de méditation traditionnelles mènent vers un équilibre habituellement difficile à atteindre dans les contingences de vie et de travail qui sont les nôtres. La conséquence d'une méditation bien conduite est de supprimer les manifestations physiologiques de stress, d'anxiété et de colère qui sont, on s'en doute, extrêmement préjudiciables à notre santé. Sans aller jusqu'à des analyses de diagrammes approfondies, disons que la méditation régularise la consommation d'oxygène et la production de gaz carbonique par l'organisme, ce qui implique évidemment une adéquation beaucoup plus positive de notre corps à son environnement et donc nous assure une meilleure santé. La méditation nous procure un état de bien-être
et de calme naturel tout à fait notable. Il devient aussi possible,
grâce à une pratique régulière, d'améliorer
son rapport avec soi-même et avec les autres de façon compréhensible.
Ces techniques nous permettent d'obtenir une plus grande clarté
mentale, une stabilité incontestable. Lynne Cardinal -------------------------------------------------------------
Le retour à l’harmonie La pratique de la méditation nous aideà retrouver un sens d’harmonie avec ceux qui nous entourent, et avec soi-même. En effet, c’est grâce à la méditation que nous retrouvons notre paix d'esprit. En plus, avec le temps, nous parvenons à amener ce calme et ce bien-être dans notre vie quotidienne. En effet, le silence pur est une source ineffable de bonheur. De là naît une inspiration naturelle pour mieux vivre, ainsi que des sentiments de compassion et d'amour. La méditation est un voyage bien défini vers la liberté et la connaissance de soi. Loin de fuir l’existence, les yeux clos, l’esprit introspectif, nous retrouvons notre potentiel de clarté mentale. En route, on réalise néanmoins qu’en nous séjourne de constantes répétitions de pensées, des pensées souvent futiles, et qui peuvent engendrer de l’anxiété. Cette découverte est désirable, car avant de pouvoir vivre avec liberté, il faut reconnaître nos types de pensées, la sournoiserie de l’ego et de sa création et comme il se camoufle avec aisance. Son influence se fait pourtant ressentir, par la confusion et le malaise. Il ne faut surtout pas se décourager car il est possible de rediriger ce flot de pensées et même d'améliorer certaines de nos attitudes enténébrantes. On parvient ainsi à poser un regard sain sur notre vie, et sur tous les éléments qui nous entourent et nous affectent. Ceci peut paraître simple au premier abord, et on obtient généralement des résultats de calme et de clarté immédiats, mais on découvre parfois en nous des tendances néfastes têtues ou difficiles à déloger, et il faut bien l’admettre, on peut passer un temps considérable avant de parvenir aux transformations désirées. L’important c’est que notre cheminement est assuré, et ceux qui appliquent ces techniques avec régularité verront leur vie s’échelonner vers la vérité, l’universalité, et la liberté. On a tout à y gagner! Donc, pendant la méditation notre esprit s'apaise; ceci permet à notre corps d'atteindre un niveau profond de relaxation et d’éliminer graduellement stress et fatigue. Lors de la méditation nous entrons en contact avec notre être véritable, car derrière le flot de pensées, derrière les conditionnements que nous véhiculons – et qui nous ont été imposés par la répétition – derrière tout cela, on retrouve un sentiment de fraîcheur et de liberté. Ce contact s'étend sur toute notre vie quotidienne et peut résulter en une santé meilleure, des relations plus satisfaisantes, une joie de vivre et une plus grande créativité. Les techniques de méditation parviennent à créer de l’harmonie aux niveaux physique, mental et spirituel. On a même prouvé que la méditation aurait une incidence sur notre santé. Aujourd'hui, on sait très bien que le stress est un facteur majeur de maladies, tels la dépression, l'anxiété, la tension artérielle, les problèmes cardiaques, l'insomnie, le diabète, les ulcères, l'arthrite, l'alcoolisme etc. Des périodes régulières de méditation réduiront le stress de la vie, et permettront d'être moins vulnérable aux maladies provenant du stress. La méditation permettra aussi à l'esprit et au corps de fonctionner avec un maximum d'efficacité. Sans devoir changer notre style de vie, la méditation peut être apprise par tout le monde, quels que soient l'âge, la culture, l'éducation ou la religion. Cela ne requiert pas de croyance spécifique, ni un changement des habitudes de vie autre que de prendre le temps de méditer, avec régularité. L’ultime clarté mentale qui en découle
engendre un état de réceptivité qui percevra tout
ce qui nous entoure, tout ce qui fait partie de notre vie, tel quel, calmement,
sans jugement. En effet, nous avons tendance à fuir le moment présent,
souvent malgré nous, à rechercher un instant idéal
dans le futur, un instant qui est constamment reporté à
plus tard. Retrouver le moment présent, entendre les sons qui nous
entourent, sentir les parfums que l’air du printemps transporte,
entendre le chant des oiseaux et surtout vivre l’instant présent
avec une présence d’esprit complète, sont les objectifs
même de la méditation. En effet, notre plus grande abondance
est dans le moment présent, car si on y porte attention, on y retrouve
harmonie et contentement. Lynne Cardinal ----------------------------------------------------------------------
Pourquoi méditer? Lorsque nous commençons la pratique de la méditation, nous réalisons qu’il n’est pas toujours facile de méditer. La méditation demande une certaine concentration et celle-ci ne s’acquiert pas du jour au lendemain. Il est parfois plus facile de ne faire que de la relaxation, en s’imaginant faire une randonnée sur une plage; cependant, les résultats engendrés par cette pratique sont de nature plutôt superficielle et temporaire. Grâce à la méditation, on reconnaît que la nature humaine possède un sentiment inhérent d’insatisfaction; pour y remédier, il est bon de prendre le temps de réfléchir et de méditer. En effet, une vie introspective mène à de profondes transformations, au recul, à la perspective, et au contentement. Nous arrivons parfois à un certain point où nous avons l’impression de vivre sans objectif véritable, bien que nous parvenions à porter une façade de calme, comme si tout allait bien. Pourtant derrière celle-ci se trouvent un tumulte et un sentiment d’insécurité, une impression que la vie pourrait être riche et satisfaisante, mais que nous ne parvenions pas à y arriver. Nous cherchons alors dans des voies multiples, recherchant des sensations de toutes sortes, ou tout simplement, nous tentons d'obtenir ce bonheur dans un meilleur emploi, une meilleure relation. Cela ne dure pourtant pas très longtemps. Comme de l’eau qui s’évapore sous les chauds rayons du soleil, notre satisfaction disparaîtra. Nous demeurons inassouvis, toujours à la recherche de cette satisfaction permanente. Les sages d'autrefois nous le dirent bien: le bonheur est un état de conscience, il ne se trouve pas à l'extérieur de soi, mais plutôt au coeur même de notre être, derrière les pensées, les émotions et tous les sentiments qui nous habitent. Nous méditons pour déceler nos habitudes, nos tendances. C’est grâce à ces perceptions que nous parvenons à opérer en nous, profondément, au coeur de notre existence, des changements intéressants, positifs, durables. Mais il faut commencer par se regarder attentivement. Nous désirons retrouver un état de conscience pure, libre d’illusion, libre de jugement ou de résistance. Nous désirons reconnaître notre place dans la société en tant qu’être social. Nous réalisons que nous avons de multiples responsabilités, envers nous-mêmes et envers les autres. Ultimement, nous parvenons à voir que tout existe en tant qu’unité, que tout est étroitement lié. Et cette perception de la réalité naîtra d’elle-même, avec le temps et la pratique. Les textes anciens ont affirmé que nous sommes le résultat de notre passé et que nous serons demain le résultat de nos gestes et pensées présentes. Nous réalisons donc que les conséquences de notre état présent nous suivront de façon définitive, comme un chariot suit le cheval qui le tire. Un esprit purifié nous suivra aussi comme notre ombre. Et rien ne peut nous être plus utile qu’un esprit purifié. Nous pouvons donc en saisir son importance. Il n’y a aucun doute, un esprit transformé
ou purifié par la discipline La méditation engendre cette purification. Elle nous libère de fardeaux comme l’avarice, la haine et la jalousie. La méditation mène vers un état de paix et d’éveil, un état de concentration naturelle. On dit que la méditation est le Maître de tous les maîtres, qu’on y retrouve une sagesse et un contentement absolu. Le processus de la méditation anime un feu de purification qui transforme graduellement, grâce à de la régularité dans la pratique et à de profondes réflexions. Plus nous parvenons à mieux réfléchir, plus nous obtiendrons de la flexibilité mentale (plutôt que de la rigidité mentale), et de la compassion, fondées sur une perception directe. Nous ressentons alors de l’amour envers tout un chacun, car nous parvenons à mieux les comprendre. Nous comprenons les autres car au préalable nous sommes parvenus à nous comprendre nous-mêmes. Voici pourquoi nous regardons en nous, dans le but de percer les illusions et la dualité qui nous habitent, et de reconnaître notre propre humanité. Notre objectif est de pouvoir mieux aimer, d’être même apte à pardonner — s’il en est nécessaire. Lorsque le méditant obtient une certaine profondeur et régularité dans sa pratique, il parvient à comprendre la vie et à interagir avec le monde avec un amour profond, libre de jugement. Nous méditons dans le but de nous transformer. En effet, chaque période de méditation nous transforme profondément. Avec le temps nous aurons acquis plus de sensibilité car nous aurons pris conscience de nos propres pensées, paroles et actions. Notre arrogance s’évaporera alors graduellement et notre antagonisme se désintégrera. Tout deviendra plus facile. Grâce à la méditation nous parvenons à faire face aux hauts et bas de la vie. Notre tension, nos peurs et nos inquiétudes s’apaisent. Et c’est grâce à cette pratique que nous goûterons finalement à un sens satisfaisant d’harmonie dans notre vie quotidienne. Nous méditons donc pour voir, pour reconnaître
nos tendances et les motivations qui nous habitent. Nous obtiendrons ainsi
un accroissement de notre état de concentration. Et finalement
nous reconnaîtrons un fait inévitable : tout change. Nous
percevrons aussi l’insatisfaction qui réside dans l’égotisme
et dans le mental conceptuel. Ultimement nous aurons l’impression
de nous réveiller d’un long sommeil, dans l’aube d’une
journée authentique, lumineuse, véritable dont le potentiel
est incommensurable. Lynne Cardinal --------------------------------------------------------------------
La méditation modifierait la physiologie du cerveau 16 novembre 2004 - Une pratique assidue de la méditation sur une longue période semble modifier physiquement le cerveau, selon les résultats d'une étude1 publiée cette semaine dans les annales de l'Académie américaine des sciences. L'activité cérébrale de huit moines bouddhistes en état de méditation a été comparée à celle de dix jeunes étudiants initiés, une semaine avant le début de l'étude, à la pratique de cet entraînement mental. Utilisant l'électroencéphalographie, une équipe de chercheurs du Wisconsin a détecté une très forte augmentation des ondes à haute fréquence gamma dans le cerveau des moines, tandis que peu de changements ont été observés chez les débutants. L'augmentation de l'activité cérébrale chez les moines était en fait deux à trois fois celle des novices. Les ondes gamma traduisent généralement une activité mentale intense de haut niveau dont relèverait, entre autres, la conscience. Des analyses faites à partir de l'imagerie par résonance magnétique des cerveaux de tous les participants ont confirmé une activité plus élevée chez les moines bouddhistes. Les chercheurs ont estimé que chez ces pratiquants de longue date de la méditation de tradition tibétaine, le nombre d'heures de pratique pouvait atteindre de 10 000 à 50 000, sur une période de 15 à 40 ans. Des études antérieures ayant associé la partie préfrontale gauche du cortex aux émotions positives, il est intéressant de noter que le siège de l'activité intense des moines se situait principalement dans cette zone de leur cerveau, au point de supplanter l'activité de la partie droite associée, elle, aux émotions négatives. Les moines étaient âgés de 34 à 64 ans et les novices, de 19 à 22 ans. Afin d'évaluer l'influence de l'âge sur les résultats, les auteurs ont analysé les profils cérébraux des trois plus jeunes bouddhistes avec le groupe témoin, et ils sont arrivés aux mêmes résultats. L'analyse a fait dire aux auteurs que c'est bien la durée de la pratique - et non l'âge - qui crée les différences de degré d'activité des ondes gamma entre les deux groupes. Non seulement les moines bouddhistes font preuve d'une activité mentale plus intense que les novices lorsqu'ils sont en état de méditation, mais cet écart existe avant le début du recueillement. Des tests démontrent aussi que l'effet se prolonge dans le temps. Les auteurs concluent qu'une longue pratique de la méditation pourrait changer la physiologie du cerveau à court et à long terme. Marie france Coutu - Réseau Proteus - www.reseauproteus.net/fr/Accueil/Accueil/Accueil.aspx D'après Radio-Canada. 1. Lutz A, Greischar LL, et al, Long-term meditators self-induce high-amplitude gamma synchrony during mental practice, Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America (PNAS), 16 novembre 2004, Vol. 101, No 46, 16369-16373. --------------------------------------------------
Yoga et méditation: un bon effet sur la tension artérielle 16 novembre 2004 - La pratique combinée du yoga et de la méditation permettrait de réduire la pression artérielle, le rythme cardiaque et, par le fait même, le risque de maladies cardiovasculaires. C'est la conclusion à laquelle en est venu un médecin de la Yale University School of Medicine, qui a présenté les résultats de son essai clinique, durant les American Heart Association's 2004 Scientific Sessions. Pour les besoins de l'étude, le Dr Satish Sivasankaran a demandé à 33 personnes - dont le tiers était atteint de troubles cardiaques - de pratiquer le yoga et la méditation pendant six semaines, à raison de trois séances de 90 minutes par semaine. À chaque séance, la combinaison thérapeutique comportait 40 minutes de yoga postural, 20 minutes de relaxation profonde, 15 minutes de respiration yoga puis 15 minutes de méditation. Pour évaluer l'impact de ces thérapies combinées, les chercheurs ont recueilli, auprès des participants, différentes données au début de la recherche de même qu'à la fin, dont la pression artérielle, le rythme cardiaque, l'indice de masse corporelle et le taux de cholestérolémie. De plus, ils se sont servis d'un appareil à ultrasons - placé au bras des volontaires - pour mesurer leur flux sanguin. D'après les auteurs de l'étude, non seulement l'expérience se serait avérée positive, mais elle aurait procuré des bénéfices nettement plus grands chez les patients atteints d'un trouble cardiovasculaire. Ainsi, la fonction des vaisseaux sanguins - appelée endothélium - se serait améliorée de 70 % chez ces derniers, contre 17 % chez les autres participants. Les chercheurs, qui n'ont pu établir le lien entre ces deux thérapies et la diminution de la tension artérielle, ont également observé une baisse moyenne de neuf pulsations cardiaques par minute chez les participants, de même qu'une légère diminution de leur indice de masse corporelle.
Martin LaSalle - Réseau Proteus - www.reseauproteus.net/fr/Accueil/Accueil/Accueil.aspx - D'après WebMD
Les 10 avantages de la méditation
2. CLARTÉ D’ESPRIT : Une
pratique de la méditation quotidienne vous aide à changer
votre état d’esprit pour l’améliorer; vous y
retrouverez clarté et perspective. Lynne Cardinal, --------- 1. Tiré de The Meditatve Mind, par Dr. Daniel Coleman.
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