La méditation, une thérapie?

La méditation n’est-elle pas une pratique spirituelle ou religieuse? En effet, ce sont bien les spiritualités orientales qui ont fait connaître la méditation aux Occidentaux.

Indépendamment du contexte culturel ou religieux, elle peut donc être utilisée par tous comme une approche favorisant le bien-être et la santé. C’est surtout de cet aspect dont nous traitons.

Nombre de personnes disent que méditer leur permet d’être véritablement en contact avec elles-mêmes et de façon ultime avec « tout l’univers ». Toutefois, des recherches menées au cours des 40 dernières années ont permis d'observer que la méditation entraîne plusieurs bienfaits psychologiques et physiologiques mesurables.


Nouveau! Un article sur le prérationnel et le transrationnel - Août 2008

Quelques grains de sable : L’art de la méditation. Entrevue avec Lynne Cardinal

Quelques articles sur les bienfaits de la méditation:

La méditation stimulerait le système immunitaire*

La méditation modifierait la physiologie du cerveau*

Yoga et méditation: un bon effet sur la tension artérielle *

* (tiré de Passeport Santé, reproduits avec permission)

(Pour plus de détails visitez : http://www.passeportsante.net/fr/Accueil/Accueil/Accueil.aspx )

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Quelques grains de sable : L’art de la méditation. Entrevue avec Lynne Cardinal

Quelques articles composés par Lynne Cardinal:

Nouveau! Le bonheur et la sagesse (janvier 2008)

Le calme

Le retour à l'harmonie

Pourquoi méditer?

Les 10 avantages de la méditation - Septembre 2007

Des articles sur la méditation, en anglais

 

Quelques grains de sable : L’art de la méditation

Extraits d’une entrevue avec Lynne Cardinal par Tanya Witteveen, pour sa maîtrise en Cinétique Humaine à l’université d’Ottawa.

Tanya : Lynne, pourrais-tu expliquer la façon dont la méditation fonctionne?

Lynne : La méditation traditionnelle sert d’outil pour apaiser l’esprit, pour créer un sentiment de paix profonde à l’intérieur de soi. Lorsque ceci est atteint, un nouveau type de conscience jaillit, une perspective qui ne peut pas être rejointe par un esprit hyperactif ou anxieux. Ken Wilber, un philosophe contemporain de renommée internationale, dit : « La méditation démontre empiriquement des techniques qui accroissent l’estime de soi. » En effet, la méditation nous procure un sentiment constant de confiance en soi.

La première étape est d’apaiser l’activité mentale, de gagner une concentration naturelle et d’approfondir ses méditations. J’aime utiliser l’analogie suivante pour décrire ce qui se passe en nous durant la méditation. Imaginez un aquarium avec du sable au fond. Prenez un bâton, et brasser l’eau; vous verrez des particules de sable tourbillonner, embrouiller l’eau. Les particules de sable sont vos pensées, l’eau votre esprit.

En général, notre état d’esprit est embrouillé. Vous vous levez le matin et les pensées tourbillonnent : « Je dois faire ceci, aller là-bas, et ne pas oublier ceci et cela. » Trop souvent votre esprit est dans un état constant d’activité, occupé à plannifier, à réfléchir, à se rappeler, à anticiper, à s’inquiéter. Vous vivez dans le passé et dans le futur, mais rarement dans le présent.

Lorsque vous méditez, vous enlevez temporairement le bâton de l’aquarium, et la première chose que vous voyez est la quantité de pensées qui circulent—et avec rapidité! Au début la vitesse du tourbillonnement peut même sembler empirer, car vous la regardez directement, vous êtes plus présent, plus conscient. C’est alors que certains disent, « la méditation ça ne marche pas pour moi, je ne peux pas calmer mes pensées. » Mais pourtant ça fonctionne comme prévu, soyez patient. Ce tourbillonnement va ralentir et toutes les particules de sable se déposeront dans le fond de l’aquarium, et vos pensées se seront calmées. Donc, si vous méditez assez longtemps le sable s’établira dans le fond de l’aquarium, et vous obtiendrez de l’eau claire. C’est alors que les gens me disent souvent : « Après avoir médité j’ouvre les yeux et j’ai l’impression que ma vision s’est améliorée, que les couleurs semblent plus claires, et que mon odorat soit plus vif. Mais surtout, je me sens beaucoup mieux parce que j’ai l’esprit calme. »

Vous pouvez utiliser la méditation pour rejoindre un endroit de paix profonde en vous. Pour illustrer ce point, pensez à l’océan, dont la surface est généralement très active. Si vous descendez juste en dessous de la surface, vous percevrez toujours les mouvements qui s’y trouvent, les vagues, le clapotis de l’eau. Mais si vous descendez un peu plus bas, vous ne serez plus affecté par les mouvements de surface. De même, lorsque vous descendez profondément en vous durant votre méditation, vous vous libérez de l’activité mentale superficielle et faites l’expérience d’un état d’esprit profondément calme et équilibré. Une pratique régulière de méditation vous procure non seulement un sentiment d’équilibre mental et émotif, mais aussi devient un outil pour composer avec les situations délicates qui peuvent survenir. Lors de situations stressantes futures vous serez préparé, vous aurez littéralement pratiqué et développé une perspective saine et efficace. Vous réagirez avec plus d’aisance, d’agilité et de clarté. Après avoir pratiqué pendant une ou plusieurs années, une stabilité s’installera dans votre existence. En sanskrit on appelle cela « stithi » , ce qui réfère à un sentiment d’équanimité fondamentale, un équilibre qui prédominera en tout temps. Vous développerez un sentiment d’être un « observateur objectif » et ceci vous donnera plus de perspectives dans votre vie quotidienne. Vous n’aurez plus l’impression de monter et de descendre avec les vagues superficielles de l’océan. Votre stabilité réelle résidera profondément en vous.

Tanya : Parfois les gens se sentent frustrés parce qu’ils ont l’impression de ne pas obtenir des résultats tangibles. Il semble très difficile de ne pas juger nos méditations, de ne pas avoir d’attentes.

Lynne : C’est vrai. Nous jugeons selon les concepts que nous avons acquis et ceci est fondé sur ce que nous croyons être bon ou mauvais. Voilà ce qu’on nous a enseigné. Nous jugeons constamment, nous nous jugeons et nous jugeons les autres, notre travail, nos relations, notre pratique de yoga et même nos méditations. Pourtant, le méditant aura des jours où il ou elle se sentira très paisible durant la méditation, et il pourra même percevoir de belles couleurs, et ceci semblera exceptionnel et très satisfaisant; le méditant croira que finalement la méditation porte fruit. Ces expériences sont remarquables, mais elles ne durent pas. Ceci peut devenir très frustrant si vous dépendez d’elles ou si vous vous attendez à les revivre à chaque période de méditation. Donc, si durant votre prochaine méditation, plutôt que de faire l’expérience de quelque chose de spécial, vous faites l’expérience de pensées multiples, vous serez déçu. C’est alors que vous penserez : « Je ne suis pas capable de méditer! » En fait, votre objectif en méditation est de pratiquer de façon régulière, qu’importe l’expérience que vous aurez durant vos méditations. Vous n’avez qu’à simplement observer vos pensées. Comme on le dit souvent : « Pour méditer, vous n’avez qu’à vous présenter. Le reste suivra de façon naturelle. »

Le fait de ne pas juger vos méditations est essentiel et cette habitude suivra même dans votre vie quotidienne. Vous serez moins dur envers les autres et plus patient envers vous-même. Lorsque vous méditez, vous rejoignez graduellement un endroit authentique qu’on nomme la Pure Conscience. Cette pratique de la méditation est fondée sur un processus bien défini, et il est important de comprendre que le succès sera fondé sur une base de persévérance. Soyez assuré que rien de mal n’arrivera en méditation si vous pratiquez avec les directives d’un enseignant qualifié et si vous utilisez des techniques appropriées. Savourez toutes vos méditations, même si vous avez beaucoup de pensées. Laissez-les aller, amusez-vous en demeurant inaffecté. Puis, reprenez votre technique. Il y aura des méditations moins stables que d’autres, mais tout cela fait partie d’un processus de transformation graduel.

La méditation mène à la concentration. Non pas une concentration qui est rigide, mais plutôt un sentiment doux de concentration. La douceur va se glisser dans votre esprit, aux côtés d’une nouvelle perspective et conscience. Après avoir médité pendant 35 ans, la méditation assouvie de façon naturelle ma soif de calme et d’équilibre. Chaque méditation est pourtant unique, mais il demeure toujours un sentiment fondamental de satisfaction d’avoir créé de l’équilibre aux niveaux du corps et de l’esprit. La concentration mène donc à l’équilibre. Et lorsqu’on en manque, ceci engendre de l’anxiété et pour le corps et pour l’esprit.

Tanya : Peut-on appeler cela un entraînement?

Lynne : Oui, bien sûr. Si l’esprit est dispersé, acceptez-le, prenez-en conscience, puis adoptez la technique qui vous sied. Il faut bien faire un peu d’effort, mais il s’agit d’un effort doux et patient. Ça signifie que vous avez reconnu qu’il s’agit d’un projet à long terme. Puis, avec le temps, une profonde transformation s’opérera dans votre esprit. J’en ai fait l’expérience directe. Je suis toujours de plus en plus heureuse à chaque année, tout comme ceux qui méditent régulièrement. La pratique de la méditation est, comme l’un des titres de livre du Dalaï Lama le dit si bien : « L’art du bonheur. » Avec le temps, ceux qui méditent deviendront plus heureux, ils auront une légèreté d’esprit et seront moins anxieux. Voici le résultat d’une pratique régulière. C’est un entraînement qui mène au calme et à la stabilité. Je peux vous dire qu’après plusieurs années de pratique, votre méditation adoucira votre journée entière. Et pourtant, l’évolution continue, et ça rend notre pratique fascinante. Je crois que notre potentiel est infini et je suis incrédule face à ceux qui disent avoir atteint l’ultime connaissance, ceux qui disent qu’ils ont atteint la perfection. Je crois que l’évolution est incessante et ceci rend la vie merveilleuse.

Vous vivrez avec plus de conscience. Quand vous méditez régulièrement vous deviendrez parfois conscient d’avoir « besoin » de méditer. Lorsque votre esprit devient agité—et il le deviendra inévitablement—vous le réaliserez très tôt et vous aurez les outils pour retrouver votre équilibre. Il s’agit d’un pas immense. Le problème dans notre société c’est que les gens ne savent habituellement pas quand s’arrêter. Leur style de vie est superactif et superoccupé, à un point tel qu’ils ne réalisent pas qu’ils ont besoin de repos, à moins qu’il ne soit trop tard et qu’ils soient épuisés. Être assez conscient pour savoir quand s’arrêter, pour prendre quelques respirations profondes et de prendre quelques minutes en méditation pourrait prévenir plusieurs de ces conséquences négatives.

Tanya : Est-ce une des raisons pour laquelle les gens ne dorment pas bien? Parce que le « buzz » de la journée continue dans la nuit et qu’ils ne peuvent plus l’arrêter?

Lynne : Ceux qui méditent régulièrement dorment très bien. Une pratique de méditation quotidienne de 15 à 20 minutes suffira pour engendrer un esprit frais et dispos. Ces méditants savent quand prendre un peu de répits durant la journée, quand prendre quelques minutes de méditation lorsqu’ils en ont besoin. Ceci est un outil inestimable pour prévenir l’épuisement, la dépression et l’anxiété. Les méditants ont appris à établir des priorités. Ils saisissent la valeur d’un esprit paisible et comprennent que prendre le temps nécessaire pour atteindre cela n’est pas égoïste, car éventuellement tout le monde en profitera. Un esprit agité engendre de la discorde et mène à un amas de difficultés comme des problèmes interrelationnels, de l’insomnie ou même des cauchemars. Par contre un esprit stable génère un état d’équilibre de paix et de bonheur.

Les étapes suivantes aident à atteindre un état d’esprit stable :

1. Une pratique quotidienne de méditation
2. Comprendre le fonctionnement de l’esprit et son mécanisme et
3. L’étude de systhèmes philosophiques fondés sur la méditation

Pour méditer il faut un peu de discipline et de patience, surtout lorsque le progrès ne semble pas évident. Les changements—toutes formes de changements d’ailleurs—ne peuvent s’opérer en un clin d’œil.
Mais on retrouve ici un effet cumulatif; chaque méditation compte, même celles qu’on ne croit pas utiles. Lorsque j’ai commencé à méditer j’ai simultanément commencé à travailler sur moi-même spirituellement, émotivement et intellectuellement. Ce n’était pas toujours facile. Mais je savais qu’il ne fallait pas arrêter, qu’il fallait simplement persévérer. Éventuellement, j’ai remarqué que j’avais fait de grands pas, qu’un nouveau paradigme était atteint. Je me sentais plus forte. J’avais guéri certains aspects vulnérables de ma personnalité et j’étais passé à un autre niveau. Et ça devient de plus en plus facile. Présentement, pour moi, la méditation est devenue mon activité favorite, la période la plus importante de la journée car je sais qu’elle transformera chaque minute qui suivra en les teintants d’équilibre et de calme.
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© Lynne Cardinal

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Le bonheur et la sagesse

“Le devoir le plus sous-estimé est celui d’être heureux. En étant heureux, nous semons des avantages anonymes sur terre.” - Robert Louis Stevenson, Écrivain écossais (1850-1894)

Nous sommes tous à la recherche du bonheur, de façon plus ou moins concrètes et par tous les moyens possibles. Ceci est d’une importance telle que dans notre société “les pères fondateurs des États-Unis ont reconnu ce [désir de bonheur] indirectement lorsque le 4 juillet 1776, ils ont déclaré que la « recherche du bonheur » était un des droits indéniables ». - The Deeper Dimension of Yoga, Georg Feuerstein, p. 101

En effet, la recherche du bonheur est essentielle. Et pour que le bonheur demeure avec nous, il doit résider dans un état d’esprit fondamental. Et cet état peut être développé par l’entremise de la contemplation et la méditation.

Le plaisir et le bonheur : Une grande distinction!

Un des préceptes premiers de la philosophie orientale est de reconnaître une grande distinction entre le plaisir et le bonheur.

Le plaisir est de nature transitoire et contient en lui un sentiment inhérent d’insécurité; que l’on l’admette ou non, car quelque part en nous, on sait que les sentiments de plaisir et d’exaltation sont transitoires. Par exemple, nous planifions un voyage dans le sud, l’achat d’une maison plus grande, d’une voiture plus luxueuse, d’obtenir une promotion au travail, et peut-être un jour d’avoir des enfants. Et pourtant le voyage dans le sud ne dure pas très longtemps, la plus grande maison peut avoir des problèmes ou tout au moins devenir un fardeau (financier ou autre), notre voiture peut mal fonctionner et notre nouvel emploi peut ne pas être parfait. Bien sûr, un jour nos enfants vont partir de la maison et faire leur propre vie. Et tous ces objectifs génèrent un sentiment temporaire de satisfaction et de plaisir. Il sera évident, d’une façon ou d’une autre que nos désirs et projets ne peuvent pas nous procurer de bonheur complet.

Comment obtenir le bonheur véritable? Nous commençons par poser des questions. Nous cherchons à comprendre la nature de l’expérience humaine. Nous questionnons la réalité : ma réalité est-elle identique à celle de mes voisins? Qui est-ce qui possède la vraie réalité? Est-ce que mes plans et projets m’ont procuré stabilité et bonheur?

Ce questionnement nous mène à la réalisation que si nous prenons du recul face à nos désirs et projets, nous reconnaissons qu’au coeur de notre être réside une réalité merveilleuse dont la nature est paix et satisfaction.

Et cette réalité est toujours présente, dans notre essence.

Les formes vont changer. Mais l’endroit paisible en nous, derrières pensés et idées, est toujours à notre disposition.

De réaliser cette partie fondamentale en nous, nous donne l’expérience du contentement et du bonheur. De ce niveau de conscience, l’aspect merveilleux de la vie devient prédominant. Les subtilités sont perçues et appréciées. Comme mon beau-père me disait à Noël :

“Depuis ma crise cardiaque, je perçois clairement à chaque matin à mon réveil
que chaque journée est un don, un beau cadeau du ciel!”

Il a dû apprendre cette leçon profonde de façon difficile. Mais à sa façon, il exprime maintenant une des plus anciennes vérités qui existe.

Le bonheur est tout simple : apprécier chaque instant précieux, chaque instant de conscience et d’éveil.

Et chaque instant possède ce potentiel d’être heureux.

Cette perspective peut être perçue et intégrée dans notre vie quotidienne par l’entremise d’une pratique régulière de la méditation, de pair avec un sentiment de valorisation profonde pour la sagesse. Grâce à l’étude de la philosophie et aux réflexions profondes, nous saisissons que le bonheur se retrouve dans le moment présent, qu’il réside au coeur de notre propre existence. Le bonheur est ici et maintenant. Pas demain. Ni dans vingt ans à notre retraite. Mais maintenant! À regarder les flocons de neige, la luminosité d’un coucher de soleil, à déceler l’émerveillement inhérent à chaque instant.

Cette reconnaissance se manifeste lorsque nous prenons le temps de ralentir, peut-être juste un peu, et de regarder en soi. Ces simples pas nous mèneront vers une vie mieux équilibrée et satisfaisante.

Lynne Cardinal, le 1ier janvier, 2008. Lynne enseigne le Yoga, la gestion du stress et la méditation depuis plus de 30 ans. Elle a vécu en Inde pendant 15 ans; elle y a obtenu un doctorat en philosophie orientale. Pour plus de détails sur les cours de méditation, cliquez ici

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La confusion entre
le prérationnel et le transrationnel

 Prérationnel Rationnel Transrationnel

« La confusion entre le prérationnel et le transrationnel pose un problème constant avec, et pour, la spiritualité. Surtout lorsqu’il s’agit d’états méditatifs, contemplatifs ou mystiques — dont la plupart sont non rationnels — il peut sembler que tous les états non rationnels sont spirituels et que tous les états rationnels ne sont pas spirituels. » - -Ken Wilber, Integral Spirituality

Lorsque Ken Wilber, un philosophe contemporain bien connu, explique le développement évolutionnaire, il nous offre un cadeau inestimable. Il démontre une tendance, dans le domaine de la spiritualité, à fuir l’esprit rationnel. Les grandes traditions méditatives nous ont appris que, lorsque l’esprit humain fonctionne de façon habituelle, il a tendance à souffrir de suractivité. Ceci peut engendrer de la confusion et de la souffrance. C’est pourquoi nous tentons de pacifier l’activité mentale, pour ainsi atteindre des états de conscience plus profonds.

Quand nous parvenons à apprécier le silence intérieur, il peut sembler que l’activité mentale (les pensées) est inférieure à ce qui est spirituel. Nous envions même parfois le calme d’un enfant, car nous croyons que son état de conscience est supérieur, plus élevé. Pourtant nous savons tous que les enfants sont très vulnérables, et qu’ils ne parviennent pas à maintenir ce calme pendant très longtemps, surtout lorsqu’on leur enlève leurs jouets!

Nous avons aussi tendance à honorer les traditions mythiques (dévotion envers les dieux et déesses), magiques (tout ce qui ne s’explique pas de façon naturelle par les lois de la nature) ou archaïques (ce qui appartient à un passé lointain). Nous trouvons peut-être dans ces traditions un mystère qui nous attire, qui semble supérieur à l’esprit rationnel. Pourtant, quand nous ne tenons pas compte de l’esprit rationnel, nous régressons plutôt que d’avancer. La confusion entre le prérationnel et le transrationnel nous démontre que c’est par l’entremise de l’esprit rationnel, grâce à la logique et l’intelligence, que nous pouvons atteindre un état de conscience supérieur, un esprit transrationnel. Ken nous montre que l’évolution spirituelle doit passer par l’esprit rationnel pour atteindre un potentiel supérieur, que celui-ci n’existe pas au niveau des traditions ou de l’esprit prérationnels, mais plutôt dans l’esprit transrationnel.

L’évolution se traduit ainsi :

Prérationnel Rationnel Transrationnel

La confusion entre le prérationnel et le transrationnel illustre une erreur commune : penser que les concepts prérationnels sont en réalité transrationnels. Nous y retrouvons donc une régression, bien qu’en croyant évoluer.

Un exemple simple le démontre bien, au sujet des sentiments de liberté. Je pourrais dire que j’exerce mon droit d’être libre quand je décide de faire de la vitesse excessive en voiture. Je fais ainsi abstraction de la pensée rationnelle qui m’avertit que je peux recevoir une subvention, perdre des points ou encore pire subir des blessures ou en infliger aux autres, des blessures qui ont possiblement des conséquences de grande envergure. Si je crois qu’une conscience supérieure décide de faire ce que je veux sans réfléchir, je fais alors une erreur philosophique fondamentale. La liberté véritable vient d’un état de conscience qui incarne la sagesse, la rationalité et la lucidité. En effet, je peux être libre, et conduire à une vitesse raisonnable.

Une autre analogie est celle d’un voilier à la dérive sur l’océan. On pourrait croire que c’est ça la liberté : dériver, de façon impuissante, porté dans toutes les directions par les courants. Imaginez, par contre, un voilier qui se dirige dans une direction donnée. Il atteint facilement sa destination, tout simplement en s’orientant dans la bonne direction.

À l’aide de l’esprit rationnel, nous reconnaissons certaines lacunes véhiculées dans les traditions archaïques, magiques ou mythiques, tout en utilisant les aspects positifs qui s’y trouvent. Nous pouvons donc transcender (dépasser) ces anciennes traditions, faire de réels progrès, et intégrer les parties qui nous inspirent. Comme Ken le dit si bien : nous transcendons tout en incluant.


« … [de cette façon] le prérationnel est élevé de façon glorieuse vers le transrationnel. [La confusion entre le prérationnel et le transrationnel] fait que même mes impulsions égoïstes, prérationnelles et préconventionnelles apparaissent particulièrement spirituelles — même si elles ne sont pas au-delà de la raison, mais bien au-dessous d’elle. Ceci engendre, bien malheureusement, un anti-intellectualisme déchaîné (plutôt qu’un trans-intellectualisme, qui transcende mais inclut). » -Ken Wilber, Integral Spirituality

Nous devons donc apprendre à utiliser l’esprit rationnel et à le transcender. Le dictionnaire Trésor donne une excellente définition du mot transcender : « S'élever au-dessus d'une région de la connaissance ou de la pensée après l'avoir traversée, et pénétrer dans une région supérieure » (Lal. 1968).

Ainsi, sans observer et explorer une philosophie qui analyse le fonctionnement de l’esprit, nous pouvons facilement nous tromper et adopter un état de conscience prérationnel plutôt que transrationnel. Nous pouvons donc comprendre l’importance de compléter la pratique de la méditation par l’étude des écritures et des textes philosophiques. Alors seulement la liberté pourra-t-elle s’affirmer dans toute sa splendeur.

Lorsque nous méditons de façon régulière, nous vivons des expériences ou des états de conscience plus profonds. Avec un peu de patience et de persévérance, nous parvenons ainsi à des états de conscience plus satisfaisants. Cependant, comprendre les concepts philosophiques nous aide à faire d’énormes progrès dans notre évolution spirituelle. C’est alors que notre conscience s’élève au-dessus des limites d’un esprit qui n’est pas complètement développé, vers la liberté d’un esprit transformé, rempli de compassion et de clarté.

Lynne Cardinal, 2008 ©

Lynne enseigne des cours de méditation hebdomadaires au centre PranaShanti, près du marché Parkdale, à 52 Armstrong, Ottawa. Elle offre aussi des cours de revitalisation par le yoga au centre Metta Massage à Westboro. Elle offre donne régulièrement des ateliers dans les deux langues officielles dans le secteur privé et le gouvernement.

  Pour plus de détails, faites les 613.721.7888; courriel : info@kaivalya.ca; ou cliquez ici

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La méditation stimulerait le système immunitaire


La méditation augmenterait l'efficacité du système immunitaire pendant des mois, affirment des chercheurs américains.

Ceux-ci ont demandé à la moitié des 48 volontaires qu'ils avaient recrutés pour leur étude de suivre des cours de méditation une ou deux fois par semaine1. Ils leur ont également fourni des exercices de méditation à faire à la maison une heure par jour, six jours par semaine.

Les chercheurs ont ensuite découvert que la réponse immunitaire générée par un vaccin contre la grippe était nettement plus importante chez les sujets faisant de la méditation que chez les autres. De plus, ces bienfaits sur le système immunitaire, plutôt que d'être éphémères, ont, dans certains cas, subsisté pendant quatre mois.

Les scientifiques ne s'expliquent pas clairement le lien entre la méditation et un système immunitaire plus vigoureux, mais un électroencéphalogramme leur a permis de déterminer que les volontaires ayant fait de la méditation présentaient une activité accrue dans la zone du cerveau associée aux émotions positives.

Ce lien entre l'état d'esprit et la santé du corps est étayé par d'autres recherches. Ainsi, des chercheurs de l'université Georgetown, à Washington, ont découvert2 qu'un accès de colère pouvait obstruer les artères de 30 % à 60 % des patients souffrant déjà de troubles cardiovasculaires. Ici encore le lien exact demeure obscur, mais les scientifiques notent que la colère provoque une réponse immunitaire qui pourrait provoquer un décollement des plaques qui obstruent déjà partiellement les artères.

Enfin, des techniques de relaxation enseignées à des enfants souffrant de douleurs abdominales chroniques - fréquemment sans explication médicale apparente - ont entraîné, en deux mois, une diminution de 67 % du nombre de jours où la douleur était ressentie3.

Jean-Benoit Legault - PasseportSante.net


D'après WebMD; 5, 18 et 22 août 2003.

1. Richard J. Davidson, PhD, Jon Kabat-Zinn, PhD, Jessica Schumacher, MS, Melissa Rosenkranz, BA, Daniel Muller, MD, PhD, Saki F. Santorelli, EdD, Ferris Urbanowski, MA, Anne Harrington, PhD, Katherine Bonus, MA and John F. Sheridan, PhD. Alterations in Brain and Immune Function Produced by Mindfulness Meditation. Psychosomatic Medicine 65:564-570 (2003). www.psychosomaticmedicine.org
2. Kop WJ. The integration of cardiovascular behavioral medicine and psychoneuroimmunology: new developments based on converging research fields.Brain Behav Immun 2003 Aug;17(4):233-7.
3. Ball TM, Shapiro DE, Monheim CJ, Weydert JA. A pilot study of the use of guided imagery for the treatment of recurrent abdominal pain in children.Clin Pediatr (Phila). 2003 Jul-Aug;42(6):527-32.

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Le calme

La méditation nous aide à retrouver un sens profond de calme et de bien-être.

Un arbre qui jouit de racines profondes peut faire face aux intempéries avec force et stabilité, il vivra longtemps. Par contre, un arbre qui possède des racines frêles et superficielles cédera aux moindres vents; sa courte vie sera teintée de vulnérabilité. La méditation nous permet de développer des racines profondes dans un terrain de compassion, de connaissance et de détachement. Il s'ensuit une stabilité insurpassable.

Il est si bon d'apprendre à respirer de façon adéquate ainsi que de savoir comment et quand arrêter de toujours "courir"... Les avantages qui en découlent deviennent alors évidents. En effet, l'organisme entier réagit positivement à la concentration de l'esprit grâce à une pratique régulière de la méditation.

Libres de connotations religieuses, les techniques de méditation traditionnelles mènent vers un équilibre habituellement difficile à atteindre dans les contingences de vie et de travail qui sont les nôtres. La conséquence d'une méditation bien conduite est de supprimer les manifestations physiologiques de stress, d'anxiété et de colère qui sont, on s'en doute, extrêmement préjudiciables à notre santé. Sans aller jusqu'à des analyses de diagrammes approfondies, disons que la méditation régularise la consommation d'oxygène et la production de gaz carbonique par l'organisme, ce qui implique évidemment une adéquation beaucoup plus positive de notre corps à son environnement et donc nous assure une meilleure santé.

La méditation nous procure un état de bien-être et de calme naturel tout à fait notable. Il devient aussi possible, grâce à une pratique régulière, d'améliorer son rapport avec soi-même et avec les autres de façon compréhensible. Ces techniques nous permettent d'obtenir une plus grande clarté mentale, une stabilité incontestable.

Lynne Cardinal

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Le retour à l’harmonie

La pratique de la méditation nous aideà retrouver un sens d’harmonie avec ceux qui nous entourent, et avec soi-même. En effet, c’est grâce à la méditation que nous retrouvons notre paix d'esprit. En plus, avec le temps, nous parvenons à amener ce calme et ce bien-être dans notre vie quotidienne.

En effet, le silence pur est une source ineffable de bonheur. De là naît une inspiration naturelle pour mieux vivre, ainsi que des sentiments de compassion et d'amour. La méditation est un voyage bien défini vers la liberté et la connaissance de soi. Loin de fuir l’existence, les yeux clos, l’esprit introspectif, nous retrouvons notre potentiel de clarté mentale.

En route, on réalise néanmoins qu’en nous séjourne de constantes répétitions de pensées, des pensées souvent futiles, et qui peuvent engendrer de l’anxiété. Cette découverte est désirable, car avant de pouvoir vivre avec liberté, il faut reconnaître nos types de pensées, la sournoiserie de l’ego et de sa création et comme il se camoufle avec aisance. Son influence se fait pourtant ressentir, par la confusion et le malaise. Il ne faut surtout pas se décourager car il est possible de rediriger ce flot de pensées et même d'améliorer certaines de nos attitudes enténébrantes. On parvient ainsi à poser un regard sain sur notre vie, et sur tous les éléments qui nous entourent et nous affectent. Ceci peut paraître simple au premier abord, et on obtient généralement des résultats de calme et de clarté immédiats, mais on découvre parfois en nous des tendances néfastes têtues ou difficiles à déloger, et il faut bien l’admettre, on peut passer un temps considérable avant de parvenir aux transformations désirées. L’important c’est que notre cheminement est assuré, et ceux qui appliquent ces techniques avec régularité verront leur vie s’échelonner vers la vérité, l’universalité, et la liberté. On a tout à y gagner!

Donc, pendant la méditation notre esprit s'apaise; ceci permet à notre corps d'atteindre un niveau profond de relaxation et d’éliminer graduellement stress et fatigue. Lors de la méditation nous entrons en contact avec notre être véritable, car derrière le flot de pensées, derrière les conditionnements que nous véhiculons – et qui nous ont été imposés par la répétition – derrière tout cela, on retrouve un sentiment de fraîcheur et de liberté. Ce contact s'étend sur toute notre vie quotidienne et peut résulter en une santé meilleure, des relations plus satisfaisantes, une joie de vivre et une plus grande créativité. Les techniques de méditation parviennent à créer de l’harmonie aux niveaux physique, mental et spirituel. On a même prouvé que la méditation aurait une incidence sur notre santé. Aujourd'hui, on sait très bien que le stress est un facteur majeur de maladies, tels la dépression, l'anxiété, la tension artérielle, les problèmes cardiaques, l'insomnie, le diabète, les ulcères, l'arthrite, l'alcoolisme etc. Des périodes régulières de méditation réduiront le stress de la vie, et permettront d'être moins vulnérable aux maladies provenant du stress. La méditation permettra aussi à l'esprit et au corps de fonctionner avec un maximum d'efficacité.

Sans devoir changer notre style de vie, la méditation peut être apprise par tout le monde, quels que soient l'âge, la culture, l'éducation ou la religion. Cela ne requiert pas de croyance spécifique, ni un changement des habitudes de vie autre que de prendre le temps de méditer, avec régularité.

L’ultime clarté mentale qui en découle engendre un état de réceptivité qui percevra tout ce qui nous entoure, tout ce qui fait partie de notre vie, tel quel, calmement, sans jugement. En effet, nous avons tendance à fuir le moment présent, souvent malgré nous, à rechercher un instant idéal dans le futur, un instant qui est constamment reporté à plus tard. Retrouver le moment présent, entendre les sons qui nous entourent, sentir les parfums que l’air du printemps transporte, entendre le chant des oiseaux et surtout vivre l’instant présent avec une présence d’esprit complète, sont les objectifs même de la méditation. En effet, notre plus grande abondance est dans le moment présent, car si on y porte attention, on y retrouve harmonie et contentement.

Lynne Cardinal

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Pourquoi méditer?
Pourquoi méditer? Parce que nous sommes humains. Voilà pourquoi il est bon de méditer.

Lorsque nous commençons la pratique de la méditation, nous réalisons qu’il n’est pas toujours facile de méditer. La méditation demande une certaine concentration et celle-ci ne s’acquiert pas du jour au lendemain. Il est parfois plus facile de ne faire que de la relaxation, en s’imaginant faire une randonnée sur une plage; cependant, les résultats engendrés par cette pratique sont de nature plutôt superficielle et temporaire.

Grâce à la méditation, on reconnaît que la nature humaine possède un sentiment inhérent d’insatisfaction; pour y remédier, il est bon de prendre le temps de réfléchir et de méditer. En effet, une vie introspective mène à de profondes transformations, au recul, à la perspective, et au contentement.

Nous arrivons parfois à un certain point où nous avons l’impression de vivre sans objectif véritable, bien que nous parvenions à porter une façade de calme, comme si tout allait bien. Pourtant derrière celle-ci se trouvent un tumulte et un sentiment d’insécurité, une impression que la vie pourrait être riche et satisfaisante, mais que nous ne parvenions pas à y arriver. Nous cherchons alors dans des voies multiples, recherchant des sensations de toutes sortes, ou tout simplement, nous tentons d'obtenir ce bonheur dans un meilleur emploi, une meilleure relation. Cela ne dure pourtant pas très longtemps. Comme de l’eau qui s’évapore sous les chauds rayons du soleil, notre satisfaction disparaîtra. Nous demeurons inassouvis, toujours à la recherche de cette satisfaction permanente. Les sages d'autrefois nous le dirent bien: le bonheur est un état de conscience, il ne se trouve pas à l'extérieur de soi, mais plutôt au coeur même de notre être, derrière les pensées, les émotions et tous les sentiments qui nous habitent.

Nous méditons pour déceler nos habitudes, nos tendances. C’est grâce à ces perceptions que nous parvenons à opérer en nous, profondément, au coeur de notre existence, des changements intéressants, positifs, durables. Mais il faut commencer par se regarder attentivement. Nous désirons retrouver un état de conscience pure, libre d’illusion, libre de jugement ou de résistance. Nous désirons reconnaître notre place dans la société en tant qu’être social. Nous réalisons que nous avons de multiples responsabilités, envers nous-mêmes et envers les autres. Ultimement, nous parvenons à voir que tout existe en tant qu’unité, que tout est étroitement lié. Et cette perception de la réalité naîtra d’elle-même, avec le temps et la pratique.

Les textes anciens ont affirmé que nous sommes le résultat de notre passé et que nous serons demain le résultat de nos gestes et pensées présentes.

Nous réalisons donc que les conséquences de notre état présent nous suivront de façon définitive, comme un chariot suit le cheval qui le tire. Un esprit purifié nous suivra aussi comme notre ombre. Et rien ne peut nous être plus utile qu’un esprit purifié. Nous pouvons donc en saisir son importance.

Il n’y a aucun doute, un esprit transformé ou purifié par la discipline
mène au bonheur.

La méditation engendre cette purification. Elle nous libère de fardeaux comme l’avarice, la haine et la jalousie. La méditation mène vers un état de paix et d’éveil, un état de concentration naturelle. On dit que la méditation est le Maître de tous les maîtres, qu’on y retrouve une sagesse et un contentement absolu. Le processus de la méditation anime un feu de purification qui transforme graduellement, grâce à de la régularité dans la pratique et à de profondes réflexions. Plus nous parvenons à mieux réfléchir, plus nous obtiendrons de la flexibilité mentale (plutôt que de la rigidité mentale), et de la compassion, fondées sur une perception directe. Nous ressentons alors de l’amour envers tout un chacun, car nous parvenons à mieux les comprendre. Nous comprenons les autres car au préalable nous sommes parvenus à nous comprendre nous-mêmes. Voici pourquoi nous regardons en nous, dans le but de percer les illusions et la dualité qui nous habitent, et de reconnaître notre propre humanité. Notre objectif est de pouvoir mieux aimer, d’être même apte à pardonner — s’il en est nécessaire. Lorsque le méditant obtient une certaine profondeur et régularité dans sa pratique, il parvient à comprendre la vie et à interagir avec le monde avec un amour profond, libre de jugement.

Nous méditons dans le but de nous transformer. En effet, chaque période de méditation nous transforme profondément. Avec le temps nous aurons acquis plus de sensibilité car nous aurons pris conscience de nos propres pensées, paroles et actions. Notre arrogance s’évaporera alors graduellement et notre antagonisme se désintégrera. Tout deviendra plus facile. Grâce à la méditation nous parvenons à faire face aux hauts et bas de la vie. Notre tension, nos peurs et nos inquiétudes s’apaisent. Et c’est grâce à cette pratique que nous goûterons finalement à un sens satisfaisant d’harmonie dans notre vie quotidienne.

Nous méditons donc pour voir, pour reconnaître nos tendances et les motivations qui nous habitent. Nous obtiendrons ainsi un accroissement de notre état de concentration. Et finalement nous reconnaîtrons un fait inévitable : tout change. Nous percevrons aussi l’insatisfaction qui réside dans l’égotisme et dans le mental conceptuel. Ultimement nous aurons l’impression de nous réveiller d’un long sommeil, dans l’aube d’une journée authentique, lumineuse, véritable dont le potentiel est incommensurable.

Lynne Cardinal

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La méditation modifierait la physiologie du cerveau

16 novembre 2004 - Une pratique assidue de la méditation sur une longue période semble modifier physiquement le cerveau, selon les résultats d'une étude1 publiée cette semaine dans les annales de l'Académie américaine des sciences.

L'activité cérébrale de huit moines bouddhistes en état de méditation a été comparée à celle de dix jeunes étudiants initiés, une semaine avant le début de l'étude, à la pratique de cet entraînement mental. Utilisant l'électroencéphalographie, une équipe de chercheurs du Wisconsin a détecté une très forte augmentation des ondes à haute fréquence gamma dans le cerveau des moines, tandis que peu de changements ont été observés chez les débutants. L'augmentation de l'activité cérébrale chez les moines était en fait deux à trois fois celle des novices.

Les ondes gamma traduisent généralement une activité mentale intense de haut niveau dont relèverait, entre autres, la conscience. Des analyses faites à partir de l'imagerie par résonance magnétique des cerveaux de tous les participants ont confirmé une activité plus élevée chez les moines bouddhistes. Les chercheurs ont estimé que chez ces pratiquants de longue date de la méditation de tradition tibétaine, le nombre d'heures de pratique pouvait atteindre de 10 000 à 50 000, sur une période de 15 à 40 ans.

Des études antérieures ayant associé la partie préfrontale gauche du cortex aux émotions positives, il est intéressant de noter que le siège de l'activité intense des moines se situait principalement dans cette zone de leur cerveau, au point de supplanter l'activité de la partie droite associée, elle, aux émotions négatives.

Les moines étaient âgés de 34 à 64 ans et les novices, de 19 à 22 ans. Afin d'évaluer l'influence de l'âge sur les résultats, les auteurs ont analysé les profils cérébraux des trois plus jeunes bouddhistes avec le groupe témoin, et ils sont arrivés aux mêmes résultats. L'analyse a fait dire aux auteurs que c'est bien la durée de la pratique - et non l'âge - qui crée les différences de degré d'activité des ondes gamma entre les deux groupes.

Non seulement les moines bouddhistes font preuve d'une activité mentale plus intense que les novices lorsqu'ils sont en état de méditation, mais cet écart existe avant le début du recueillement. Des tests démontrent aussi que l'effet se prolonge dans le temps. Les auteurs concluent qu'une longue pratique de la méditation pourrait changer la physiologie du cerveau à court et à long terme.

Marie france Coutu - Réseau Proteus - www.reseauproteus.net/fr/Accueil/Accueil/Accueil.aspx

D'après Radio-Canada.

1. Lutz A, Greischar LL, et al, Long-term meditators self-induce high-amplitude gamma synchrony during mental practice, Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America (PNAS), 16 novembre 2004, Vol. 101, No 46, 16369-16373.

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Yoga et méditation: un bon effet sur la tension artérielle

16 novembre 2004 - La pratique combinée du yoga et de la méditation permettrait de réduire la pression artérielle, le rythme cardiaque et, par le fait même, le risque de maladies cardiovasculaires.

C'est la conclusion à laquelle en est venu un médecin de la Yale University School of Medicine, qui a présenté les résultats de son essai clinique, durant les American Heart Association's 2004 Scientific Sessions.

Pour les besoins de l'étude, le Dr Satish Sivasankaran a demandé à 33 personnes - dont le tiers était atteint de troubles cardiaques - de pratiquer le yoga et la méditation pendant six semaines, à raison de trois séances de 90 minutes par semaine. À chaque séance, la combinaison thérapeutique comportait 40 minutes de yoga postural, 20 minutes de relaxation profonde, 15 minutes de respiration yoga puis 15 minutes de méditation.

Pour évaluer l'impact de ces thérapies combinées, les chercheurs ont recueilli, auprès des participants, différentes données au début de la recherche de même qu'à la fin, dont la pression artérielle, le rythme cardiaque, l'indice de masse corporelle et le taux de cholestérolémie. De plus, ils se sont servis d'un appareil à ultrasons - placé au bras des volontaires - pour mesurer leur flux sanguin.

D'après les auteurs de l'étude, non seulement l'expérience se serait avérée positive, mais elle aurait procuré des bénéfices nettement plus grands chez les patients atteints d'un trouble cardiovasculaire. Ainsi, la fonction des vaisseaux sanguins - appelée endothélium - se serait améliorée de 70 % chez ces derniers, contre 17 % chez les autres participants.

Les chercheurs, qui n'ont pu établir le lien entre ces deux thérapies et la diminution de la tension artérielle, ont également observé une baisse moyenne de neuf pulsations cardiaques par minute chez les participants, de même qu'une légère diminution de leur indice de masse corporelle.

Martin LaSalle - Réseau Proteus - www.reseauproteus.net/fr/Accueil/Accueil/Accueil.aspx - D'après WebMD

 

Les 10 avantages de la méditation


1. ÉQUILIBRE : La pratique régulière de la méditation, lorsqu’introduite par l’entremise d’un entraînement approprié, vous procure un équilibre physique et mental profond.

2. CLARTÉ D’ESPRIT : Une pratique de la méditation quotidienne vous aide à changer votre état d’esprit pour l’améliorer; vous y retrouverez clarté et perspective.

3. GESTION DU STRESS : Tout le monde, en tout temps et à tout âge, peut utiliser une des techniques de méditation comme outil de gestion de stress. Ces techniques vous soulageront du stress général quotidien, mais aussi elles vous procureront un sentiment d’authenticité et vous permettront de rejoindre vos objectifs spirituels.

4. DISCIPLINE : Bien que vous devez pratiquer avec une attitude de détente et de recul, vous devez aussi manifester de la fermeté envers vous-même. Il est satisfaisant de se donner des objectifs, de s’engager et même de se pousser. Cette discipline vous donnera confiance et satisfaction.

5. CONNAISSANCE : Il existe deux catégories de méditations : les méditations stabilisantes et analytiques. Les méditations stabilisantes apaisent l’esprit, aident à la concentration. Les méditations analytiques vous donnent perspective, et une connaissance de soi profonde.

6. PENSÉES POSITIVES:
La méditation aide à atténuer les pensées négatives. C’est un excellent outil pour vous aider à faire face à vous-mêmes, à mieux vous connaître.

7. ADAPTABILITÉ : La méditation s’adapte à l’horaire de tous et chacun, par l’entremise de la méditation pleine conscience dans l’action, ou par les méditations dans le calme, assis, l’attention tournée en soi.

8. CONTRÔLE DE LA HAUTE PRESSION :
L’avantage le plus noté est sûrement l’effet de la méditation sur la haute pression. Même le « National Institutes of Health » recommande la méditation (associé à des restrictions alimentaires) plutôt que des remèdes à ordonnances pour le traitement de l’hypertension faible. 1

9. SYSTÈME IMMUNITAIRE :
Selon des recherches récentes, la méditation a des effets biologiques positifs sur la capacité du corps à combattre les infections et les maladies. Le système immunitaire se trouve amélioré, donc le corps a une capacité meilleure à combattre tumeurs, virus, rhume, grippes et plusieurs autres maladies. 2

10. BONHEUR : Avant tout, vous ressentirez plus d’enthousiasme envers la vie. Vous percevrez des transformations positives, un sentiment d’évolution personnelle, grâce à une pratique régulière de la méditation. Vous aurez plus de compassion, de légèreté d'esprit, et vous serez plus heureux.

Lynne Cardinal,
Septembre 2007 ©

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1. Tiré de The Meditatve Mind, par Dr. Daniel Coleman.
2. Tiré de Creative Meditation, par Richard Peterson, Doctorat, A.R.E.

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