Article: Vivre avec sagesse - Gestion du stress- article par Lynne Cardinal

Nouveau! Satisfaction et stress au travail (2006)

Le stress apprivoisé, par la Fondation des maladies du coeur et l’Association canadienne pour la santé mentale

Description d'atelier: Gestion de stress

 

Vivre avec sagesse – Gestion du stress©

Un vieillard Indien Navajo raconte à son petit fils que se déroule en lui un combat constant. Il lui dit que c’est une bataille entre deux loups : un des loups dont la nature est négative (colère, avarice, arrogance, regret, culpabilité, supériorité et amertume) et l’autre, de nature positive (joie, paix, sérénité, humilité, gentillesse, aise, empathie). Son petit-fils lui demanda : “Grand-Père, lequel des loups gagne?” Le vieillard répondit :“Celui que je nourris.”

Plusieurs livres ont été écrits sur la gestion de stress. Ils ont tous leurs valeurs et utilités, à partir de niveaux pratiques comme la nutrition et l’environnement de travail, jusqu’aux niveaux plus abstraits de conscience de soi et de méditation. Je crois en la combinaison de toutes ces approches, car elles sont complémentaires.

L’une des techniques les plus pratiques de gestion de stress est d’apprendre à établir des priorités. Générer notre charge de travail demande une organisation minutieuse. Néanmoins, il faut bien reconnaître l’ordre de nos priorités pour planifier avec efficacité. Établir une liste de priorité est d’une importance telle qu’il faudrait le faire quotidiennement, et en tant qu’une des tâches premières de la journée! Tergiverger engendre un stress subtil mais constant car dans les profondeurs de notre esprit nous savons que nous avons ces tâches à faire. En plus, cette pression ne fera qu’accroître, à moins d’y remédier immédiatement. Voici pourquoi nous recommandons de faire les tâches que nous aimons le moins… en premier!

Le stress généré de l’intérieur est un stress que nous nous causons de nous-mêmes. Ceci peut provenir de l’inquiétude et de l’anxiété envers des événements qui sont au-delà de notre contrôle, à partir d’une approche tendue et empressée dans la vie, ou même de problèmes relationnels. Il est aussi possible d’être devenu un adepte du stress; l’habitude est devenue une partie intégrale de notre vie et l’on croit même y trouver satisfaction. Par exemple, le perfectionnisme génère des standards impossibles ou extrêmes causant du stress; et même l’effacement excessif, lorsqu’on porte une attention constante aux besoins des autres en s’oubliant soi-même. Une cause majeure de stress généré à l’intérieur de soi est l’anxiété. Pour obtenir une perspective réaliste et découvrir quels aspects de notre personnalité nous vident d’énergie, il existe plusieurs outils de gestion de stress, tels le test SWOT (Strenght – force, Weaknesses – faiblesses, Opportunity – avancement, et Threats – menaces). Ces tests nous aident à obtenir une vue d’ensemble, à analyser notre existence et à remédier ou transformer les éléments qui nous encombrent. S’il est impossible de participer à un atelier de gestion de stress, nous pouvons tenter par nous-mêmes de mettre sur papier ce que nous considérons comme étant nos forces, nos faiblesses, nos perspectives d’avancement et ce qui semble nous menacer. Prendre le temps de mettre sur papier nos perceptions génère une grande source de réalisations qu’il ne faut surtout pas sous-estimer. À partir de là, nous pouvons faire des pas concrets pour améliorer notre vie. En plus, il est important de relire cette liste souvent, car elle changera avec le temps et les situations qui nous entourent.

Aussi, notre environnement peut être une source signifiante de stress. Le stress peut provenir de :

· L’encombrement – la surpopulation au travail; l’invasion de notre espace personnel.
· L’espace insuffisant au travail et à la maison
· Le bruit
· Un environnement malpropre ou désordonné
· La pollution

Il faut bien l’admettre : les conditions de travail sont rarement parfaites. Pourtant, il est souvent possible d’améliorer notre environnement en faisant de simples changements qui peuvent être économiques et qui en valent bien l’effort.

Stress chimique et nutritionnel :

La nourriture que nous consommons contribue au stress que nous ressentons. Par exemple, la caféine, la nicotine, le sucre, l’alcool, la viande, les produits laitiers et la nourriture commerciale. Le docteur Lark écrit dans son livre Anxiety and Stress : « Je ne recommande généralement que de manger de la viande en petite quantité, ou bien de l’éviter totalement si vous souffrez d’anxiété sévère. La plupart des Américains consomment beaucoup plus de protéines qu’ils n’en ont besoin. Je vous suggère aussi de vous procurer de la viande de fermiers biologiques si vous désirez toujours en consommer, car cette viande possédera moins de pesticides, d’antibiotiques et d’hormones. »

Les exercices traditionnels de yoga (Hatha Yoga) aident à la réduction du stress de façon notable. Il faut mettre l’accent sur les respirations profondes tout en faisant les postures. La pratique des respirations traditionnelles du yoga (Praanaayaam) est aussi essentielle pour le soulagement des tensions ou du stress que nous véhiculons dans notre corps et notre esprit. L’oxygène est un élément vital essentiel; on en a un besoin immense aux niveaux du cerveau, des nerfs, des glandes et des organes internes. Le cerveau a le plus grand besoin d’oxygène. S’il n’en obtient pas assez, nous ressentirons de la léthargie, des pensées négatives, de la dépression et éventuellement, un affaiblissement de la vue et de l’ouïe. Des recherches faites en Allemagne ont démontré dès 1947 que les cellules du corps peuvent devenir cancéreuses lorsqu’elles manquent d’oxygène.

Méditation :

La méditation engendre un cheminement très individuel. Lorsque nous méditons, nous observons nos pensées, nous prenons du temps pour nous-même. Ceci nous aide à obtenir une perspective saine dans notre vie quotidienne et finalement à saisir que notre nature essentielle est libre et paisible. À partir de là, tout tombe en place. La méditation est donc un outil essentiel pour notre propre émancipation. Lorsque nous nous identifions avec la liberté de notre nature essentielle, nous pouvons faire face aux obstacles de notre vie quotidienne avec clarté et détachement. Non pas un détachement qui promoie l’indifférence et la froideur, mais un détachement qui nous donne perspective et clarté mentale. Tant que nous sommes emportés par un esprit superactif, rempli de désirs et d’obsessions, nous ne pouvons voir clairement ni discerner entre une bonne relation et entre ce qui est acceptable ou pas, quand céder ou quand refuser.

Il y a deux types fondamentaux de méditation : la méditation stabilisante et la méditation analytique. Ces deux types sont essentiels pour notre évolution spirituelle. La méditation stabilisante calme l’activité mentale et nous aide à apaiser un corps et un mental superactif. On désire donc prendre du temps pour soi tous les jours, un minimum de 15 à 20 minutes, à prendre des respirations profondes, à répéter un mantra, à rejoindre la source des pensées et des émotions ainsi que le calme d’une conscience si profonde qu’elle réside au-delà de la pensée. La méditation analytique nous aide à réfléchir sur les circonstances de vie, à partir d’une perspective fondée sur les méditations stabilisantes. C’est grâce aux méditations analytiques que nous pouvons réfléchir sur des sujets de conscience de soi, philosophie, méditation et spiritualité. Nous observons le type de pensée que nous véhiculons, En effet, on a prouvé qu’une pensée négative fait monter la pression! Et combien de pensées négatives nourrissons-nous quotidiennement? La psychologie moderne a rejoint les anciens sages, ils reconnaissent que nos pensées créent notre univers. La pensée négative est une cause principale d’épuisement. Donc, lorsque nous méditons, nous pouvons porter un regard lucide sur les pensées que nous cultivons et les transformer. Tout comme les mantras sanskrits possèdent des effets multiples sur notre conscience et sur notre système nerveux.

Dans « The Meditative Mind : The Varieties of Meditation Experience » (L’esprit méditatif : Les expériences diverses de méditation. ), Daniel Goleman, psychologue et auteur pour le New York Times, offre un résumé des effets notables physiques et physiologiques de la méditation.

· L’abaissement de la pression artérielle est un des avantages majeurs de la méditation. Même le National Institute of Health (NIH) recommande la pratique de la méditation (avec des restrictions alimentaires) avant même de recommander des remèdes médicinaux comme traitement premier pour l’hypertension faible.
· La relaxation que nous procure la méditation apaise les angines et l’arythmie, abaisse le taux de cholestérol et augmente le flot du sang au coeur.
· Bien que les transformations opérées par les glandes endoctrines ne sont pas bien comprises, le résultat de certaines recherches est étonnant. Par exemple, la relaxation profonde de la méditation pourrait améliorer la fonction immunitaire du corps; les recherches ont démontré une plus grande défense contre les tumeurs, les virus, les rhumes, la grippe et d’autres maladies infectieuses.
· La relaxation méditative aide à atténuer les réactions émotives qui précèdent les attaques diabétiques. Les asthmatiques peuvent faire l’expérience d’un meilleur flot d’air dans les passages rétrécis.
· Ceux qui souffrent de douleur chronique peuvent réduire leur dépendance envers les analgésiques, ainsi qu’abaisser leur niveau de douleur. Maux de dos et migraines peuvent être soulagés par l’entreprise d’une pratique prolongée et d’un entraînement adéquat.

Lorsque nous méditons régulièrement, ceci nous assure de vivre avec plus de conscience, d’avoir le sentiment d’évoluer spirituellement et surtout, ceci nous aide à prendre du recul envers nos tracas quotidiens et à rejoindre l’essence de votre être. Au début, il peut sembler difficile de développer de la régularité dans nos méditations quotidiennes, mais lorsque la régularité est atteinte, vous serez probablement engagés pour la vie. La méditation, pratiquée de façon appropriée, est sûrement l’outil le plus important et le plus utile de gestion de stress.

Lynne Cardinal

 

Dans un livret intitulé : Le stress apprivoisé, par la Fondation des maladies du coeur et l’Association canadienne pour la santé mentale on écrit :

Façons simples de soulager la tension :

Techniques physiques

La relaxation :

Ce sont des activités pour le bien de votre corps qui comprennent les soins corporels ainsi que des moyens physiques pour éliminer le stress. Les techniques de relaxation contribuent à prévenir le stress et à en éliminer les traces physiques. Prenez l’habitude de vous réserver 20 minutes par jour pour relaxer.

Exercices de respiration

Vous pouvez vous calmer en maîtrisant consciemment vos respirations… Les respirations profondes fournissent de l’oxygène supplémentaire au sang et favorisent la libération d’endorphines, des hormones naturelles qui donnent un regain d’énergie et contribuent à la relaxation.

Exercices d’étirement

Bien exécutés, les étirements pouvent contribuer à relaxer et à diminuer le niveau de stress.

Techniques mentales

Il s’agit d’activités que vous pouvez faire dans votre tête pour vous aider à faire face à une situation. Ce que vous pensez d’une situation définit votre réaction face à celle-ci. Vos pensées sont donc l’un des outils les plus puissants pour affronter le stress.

Méditation

Cet exercice contribue à calmer l'esprit et vous permet de penser sereinement tout au long de la journée. Le but n’est pas de vous relaxer immédiatement, mais de vous apaiser. La méditation permet de contrôler vos pensées en vous obligeant à vous concentrer sur l’instant présent et à observer votre processus de pensée. Il est inutile d’adopter la méditation à moins d’en faire une habitude; vous en ressentirez les bienfaits seulement si vous vous y adonnez de façon régulière.

Au début, méditez pendant 10 à 15 minutes, d’une à deux fois par jour. Augmentez à 20 minutes, pas plus de deux fois par jour.

Il existe plusieurs méthodes de méditation. Faites des recherches à la bibliothèque si vous désirez apprendre d’autres méthodes que celle présentée ici.

1. Choisissez un endroit tranquille où vous ne serez pas interrompu(e)
2. Prenez le temps de relaxer; ne vous pressez pas.
3. Lorsque vous vous sentirez complètement détendu(e) et que vos respirations seront lentes et rythmées, fermez les yeux. Répétez lentement un mot agréable à entendre (mantra) dans votre tête alors que vous inspirez et expirez. Poursuivez ainsi pendant 10 à 20 minutes.
4. Pour revenir à la normale: dites votre mantra à voix haute, délibérément et lentement. Surveillez votre respiration. Soyez conscient(e) de votre corps et de votre posture. Ouvrez les yeux et regardez autour de vous. Après environ une minute, levez-vous et étirez-vous.

Avec la pratique, vous atteindrez éventuellement un stade où vous vous sentirez détaché(e) de votre corps et de votre environnement physique pendant que vous méditez. Le mantra s’effacera de votre conscient; vous serez en contact avec votre moi intérieur, totalement détendu(e) et revigoré(e).

Techniques sociales, distrayantes et spirituelles

Les techniques sociales comprennent les relations avec les autres. Les gens et les animaux domestiques sont une source importante de réconfort; passez plus de temps en leur compagnie.

Les techniques distrayantes ne vous incitent pas à régler le problème directement, mais elles contribuent à vous le faire oublier temporairement.

Les techniques spirituelles impliquent un examen de conscience pour trouver un sens à votre vie. Cultiver une vie spirituelle est une bonne façon de faire face au stress, surtout si vous avez l’impression d’avoir perdu le contrôle de votre vie ou de ne plus en comprendre le sens. La spiritualité ne se limite pas à la religion,. Prenez le temps de reprendre contact avec vous-mêmes et avec la nature.

Nouveau! Un cédérom de méditation guidée, avec mantra et respirations profondes (en anglais seulement, disponible en français sur cassette). Pour plus de détails cliquez ici

 

 

Gestion du stress
Un atelier de deux heures présenté par Lynne Cardinal

Cet atelier vous procurera des techniques variées qui sont accessible à tous pour gérer le stress quotidien ainsi que pour comprendre la biologie du stress. Le stress chronique est une cause principale de dépressions. En fait, le stress chronique et les maladies de coeur sont considérés par l’Association de la Santé Canadienne comme étant les maux principaux du 21ième siècle. Cet atelier offrira des techniques essentielles, des outils qui demeureront toujours utiles avec certaines des techniques fondées sur les principes de NVC (Nonviolent Communicationsm). Pour gérer le stress il est essentiel d’en saisir l’origine ainsi que d’utiliser des techniques concrètes.

1. Qu'est-ce que le stress?
2. Nutrition et produits chimiques
3. Gestion du temps
4. Établir des priorités
5. L'épuisement et comment accroître son énergie
6. Juger ou observer?
7. L'art de la communication, inspiré par NVC (Nonviolent Communicationsm)
8. La pensée consciente, rationnelle et positive
9. Recul, perspective
10. L'autosuggestion
11. Étirements doux
12. Exercices de respiration
13. Méditation
14. Le rire... c'est du sérieux!

Pour plus de 100 sujets d'ateliers sur la gestion du stress cliquez ici

Nous offrons aussi des consultations individuelles; communiquez avec nous au 613.721.7888 pour plus de détails.

par courriel:kaivalya@sympatico.ca

 

 

 

Satisfaction et stress au travail (2006)

* La quasi-totalité des travailleurs canadiens se disent satisfaits de leur emploi, soit 92 %. Par contre, 25 % des hommes et 29 % des femmes disent éprouver un stress quotidien intense, au travail et dans leur vie personnelle.

* C'est parmi le groupe d'âge des 40 ans à 54 ans que le stress intense est le plus fréquemment ressenti, tant chez les hommes (29 %) que chez les femmes (33 %). Par ailleurs, 19 % des hommes et 27 % des femmes vivent de fortes tensions et de grandes contraintes au travail.

* Les gens assumant une fonction de gestion sont plus nombreux à vivre un stress quotidien intense, soit 40 % en moyenne. Cependant, ceux-ci sont moins nombreux à subir de fortes tensions et contraintes liées à leur occupation.

* À l'inverse, les personnes oeuvrant dans les domaines de la transformation, de la fabrication et des services publics sont parmi les moins stressés (25 % en moyenne), mais ils sont les plus nombreux (39 % en moyenne) à vivre de fortes tensions et de grandes contraintes au travail.

* En tenant compte du revenu d'emploi, on se rend compte que les plus stressés sont ceux qui gagnent annuellement 60 000 $ et plus (36 % en moyenne) ou de 40 000 à 59 999 $ (30,5 %). Ils sont toutefois moins nombreux à vivre de fortes tensions ou contraintes au travail, avec 13,5 % et 20 % respectivement.

* D'autres travailleurs sont particulièrement stressés, soit ceux dont les semaines de travail sont de plus de 40 heures. Parmi eux, les femmes (41 %) sont plus nombreuses que les hommes (33 %) à vivre un stress intense.

* Par ailleurs, un travailleur canadien sur trois affirme recevoir un faible soutien de ses collègues, tandis qu'un sur six reçoit un faible soutien de ses surveillants. Le manque de soutien des pairs ou des supérieurs hiérarchiques est un facteur de stress au travail.

* Au moins 3 % des hommes et 6 % des femmes vivent un épisode dépressif majeur attribuable au stress qu'ils ressentent, à la maison ou à leur travail. Les hommes et les femmes éprouvant de fortes tensions et contraintes au travail sont respectivement 2,5 fois et 1,6 fois plus susceptibles de faire une dépression que les autres. Le faible soutien des collègues est aussi associé à des risques plus grands de dépression majeure.

Martin LaSalle - www.PasseportSanté.net
Le 6 novembre 2006

Source: Wright C, Devereaux MS, Riggs B. Le stress et la dépression au sein de la population occupée, Rapports sur la santé, Vol. 17, no 4, 2006 (Statistique Canada, no 82-003-XIF au catalogue). [Consulté le 2 novembre 2006].

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